Les sénateurs américains scellent un accord sur la dette

Un accord a été conclu in extremis mercredi au Sénat américain afin d'écarter le risque d'un défaut de paiement des Etats-Unis. Il laissait espérer un dénouement rapide à la crise qui paralyse Washington depuis plus de deux semaines, avec un vote dès mercredi soir.

Le dirigeant de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid a annoncé avoir conclu avec le chef du groupe républicain, Mitch McConnell, un accord "historique, consensuel pour rouvrir l'Etat et éviter un défaut sur les factures de la nation".

La Chambre dominée par les conservateurs et le Sénat à majorité démocrate doivent adopter tout texte de loi dans les mêmes termes avant promulgation par le président Obama. La chambre basse a accepté de voter sur ce compromis.

"Le combat continue. Mais bloquer l'accord bipartite obtenu aujourd'hui par les membres du Sénat n'est pas notre stratégie", a expliqué de son côté dans un communiqué le président de la Chambre John Boehner, mettant en avant le risque de défaut de paiement auquel s'exposerait le pays en l'absence d'accord.

Salué par Obama

L'un des champions du Tea Party avec Mike Lee, Ted Cruz, a fait savoir qu'il ne bloquerait pas le cheminement du texte: "il n'y a rien à gagner" dans une motion visant à retarder la tenue des votes, a-t-il dit.

Le porte-parole de M. Boehner a précisé que la chambre voterait aussi vite que possible mercredi, juste après le Sénat, pronostiquant un vote tard dans la soirée.

Et la Maison Blanche a salué ce compromis. Barack Obama félicite MM. Reid et McConnell et "encourage le Congrès à agir rapidement" pour l'entériner, a réagi le porte-parole du président, Jay Carney.

Il a dit qu'"il n'y avait pas de perdants" politiques à l'issue de cette crise, pourtant vue à Washington comme un échec sévère de la stratégie adoptée par M. Boehner.

Réunion sur le budget attendue

M. Carney a par ailleurs précisé pour la première fois que l'échéance du relèvement du plafond de la dette était jeudi soir et non à la première heure de cette journée.

L'accord arraché de haute lutte ne résout toutefois la crise que provisoirement. Il relèverait le plafond de la dette jusqu'au 7 février et rouvrirait jusqu'au 15 janvier les agences fédérales partiellement fermées depuis le 1er octobre, tout en convoquant une commission pour négocier un budget pour 2014.

L'entrée dans une zone aussi inédite que dangereuse était promise à partir de jeudi à la première économie mondiale, avec un risque de défaut de paiement à court terme faute de capacité d'emprunt.

Faute d'accord sur le budget fédéral pour le nouvel exercice, les agences gouvernementales américaines tournent au ralenti depuis le 1er octobre. Des centaines de milliers de fonctionnaires ont été mis en congés forcés sans solde.

/SERVICE


Actualisé le

 

Articles les plus lus