Longue peine de prison confirmée pour l'ex-président du Liberia

La condamnation de l'ex-président libérien Charles Taylor à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité a été confirmée. Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone a statué en appel jeudi.

"La chambre d'appel (...) confirme la condamnation à 50 ans de prison", a déclaré le juge George King lors d'une audience publique à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye.

Ce jugement, rendu par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), est l'ultime étape d'une affaire marathon qui dure depuis plus de sept ans contre l'ancien homme fort de l'Afrique de l'ouest.

Charles Taylor devrait dès lors être transféré dans une prison à l'étranger, à déterminer par les juges, afin de purger sa peine.

Les juges ont rejeté la majorité des motifs d'appel de l'accusation et de la défense, assurant que la chambre de première instance n'avait pas fait d'erreurs systématiques, comme la défense l'assurait, et que la peine de 50 ans était appropriée.

Campagne de terreur

Charles Taylor, 65 ans, avait été reconnu coupable en avril 2012 d'avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone en fournissant armes, munitions et autres aides logistiques au Front révolutionnaire uni (RUF) en échange de diamants.

La chambre d'appel a confirmé ce verdict de culpabilité.

En Sierra Leone, la guerre civile a été marquée par les atrocités commises par les combattants, souvent drogués, contre la population civile et reste associée à des images insupportables d'enfants amputés.

/SERVICE


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