Malaisie: près de 160'000 personnes évacuées à cause d'inondations

Le nombre de personnes évacuées par les autorités malaisiennes dans le nord du pays, touché par des inondations sans précédent provoquées par la mousson, s'est porté à 160'000, selon le quotidien malais anglophone "New Straits Times". Les secours luttaient pour atteindre les zones inondées dans le nord-est du pays.

Vendredi, le bilan s'élevait à plus de 103'000 déplacés dans les Etats du Kelantan, de Terengganu, de Pahang, de Perak et de Perlis, selon l'agence de presse d'Etat Bernama, un niveau déjà supérieur aux 100'000 personnes évacuées lors des inondations de 2008.

Le Premier ministre Najob Razak, qui est rentré vendredi de Hawaï où il passait ses vacances après avoir essuyé des critiques pour son absence durant les premiers jours des inondations, s'est rendu dans le Kelantan, le plus affecté des 8 Etats frappés par les intempéries.

Le chef du gouvernement a annoncé une aide de 500 millions de ringgit (140 millions de francs) aux victimes des inondations, qui s'ajoutent aux 50 millions de ringgit déjà alloués jeudi.

Défis importants

Les secours luttaient pour atteindre les zones inondées dans le nord-est, tandis que le gouvernement était sous le feu des critiques pour avoir tardé à déclarer l'état d'urgence.

Au moins cinq personnes ont déjà trouvé la mort, selon les services météorologiques, et aucun répit n'était à prévoir dans les Etats de Kelantan, Terengganu et Pahang.

Les autorités ont admis que les secours devaient faire face à des défis importants, comme des pannes d'électricité et des routes défoncées. Elles ont assuré que les autorités faisaient "au mieux pour assurer l'approvisionnement en nourriture" des personnes en difficulté.

Des hélicoptères militaires et des camions étaient visibles dans la zone de Kota Bharu, capitale de l'Etat de Kelantan, près de la frontière avec la Thaïlande, mais les opérations de secours étaient entravées par les eaux montant à grande vitesse et des courants forts, tandis que les routes menant aux zones les plus touchées étaient impraticables.

/ATS


Actualisé le