Menace jihadiste: la Commission européenne a renforcé sa sécurité

La Commission européenne a renforcé lundi sa sécurité après les informations sur des menaces jihadistes, tout en affirmant ne pas avoir d'éléments sur des "menaces spécifiques" contre ses bâtiments. En France, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a souligné que l'Hexagone n'avait "pas peur" suite à des appels au meurtre lancés par l'organisation extrémiste.

"Leurs menaces n'entameront en rien notre détermination à mettre fin à leurs exactions et à secourir les populations", a-t-il déclaré. "Nous devons aussi éliminer le risque que représente Daesh pour notre sécurité", a ajouté Bernard Cazeneuve, en référence à l'acronyme utilisé par le gouvernement français pour désigner l'Etat islamique.

Niveau relevé

En Belgique, suite à des informations du journal "L'Echo" et de la télévision publique NOS samedi selon lesquels les autorités belges ont déjoué plusieurs attentats par des jihadistes revenus au pays, et que la Commission européenne figurait parmi les cibles possibles, cette dernière a renforcé ses mesures de sécurité.

Dans un e-mail interne, le commissaire européen chargé des questions de sécurité a indiqué qu'il avait "décidé de relever le niveau de sécurité dans les bâtiments de la Commission", selon l'agence de presse belge Belga.

Par précaution

"Aucune menace spécifique n'a été identifiée contre la Commission ou son personnel", assure Maros Sefcovic, chargé des Affaires interinstitutionnelles. "Dans le climat international actuel, et par précaution, j'ai néanmoins décidé de relever le niveau de sécurité dans les bâtiments de la Commission. Si nécessaire, des mesures de sécurité supplémentaires pourront être mises en oeuvre", a-t-il ajouté.

Lundi matin, des contrôles étaient organisés à l'entrée, alors qu'ordinairement les badges étaient vérifiés à l'intérieur.

/ATS


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