Mobilisation devant l'ONU pour les lycéennes enlevées au Nigeria

Une trentaine de personnes se sont réunies samedi après-midi sur la place des Nations à Genève pour exprimer leur indignation et leur inquiétude après l'enlèvement au Nigeria de plus de 200 lycéennes par la secte islamiste Boko Haram. Des actions se déroulent dans le monde entier pour dénoncer ce rapt.

Boko Haram n'est même pas soutenu par les mouvements islamistes, ont souligné les organisateurs du rassemblement genevois. Ces derniers espèrent que la mobilisation internationale permettra la libération des jeunes filles. Les manifestants de la place des Nations avaient confectionné des pancartes sur lesquelles était inscrit le slogan "Bring back our girls" (rendez-nous nos filles).

Abubakar Shekau, chef de file de Boko Haram, a fait savoir que les lycéennes enlevées le 14 avril seraient vendues comme esclaves. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont annoncé l'envoi d'équipes spécialisées pour aider les services de sécurité nigérians à retrouver la trace des malheureuses.

Indignation des Obama

Michelle Obama a exprimé samedi son indignation au sujet des lycéennes nigérianes enlevées par la secte islamiste Boko Haram. Elle s'exprimait à l'occasion de l'allocution radiophonique hebdomadaire de son époux qui lui avait pour une fois cédé la place.

"Comme des millions de personnes à travers le monde, mon mari et moi sommes scandalisés et bouleversés par l'enlèvement de plus de 200 jeunes filles nigérianes dans le dortoir de leur école, au milieu de la nuit", a déclaré la première dame des Etats-Unis.

"Cet acte inqualifiable a été commis par un groupe terroriste déterminé à empêcher ces jeunes filles de suivre des études. (...) Je veux que vous sachiez que Barack a ordonné à notre gouvernement de faire le maximum pour soutenir les efforts déployés par l'administration nigériane afin de retrouver ces filles et de les ramener chez elles", a-t-elle dit.

Equipes spécialisées envoyées sur place

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont eux annoncé l'envoi d'équipes spécialisées pour aider les services de sécurité nigérians à retrouver leurs traces.

/ATS


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