Migration: "homicide de masse" en Méditerranée

Des dizaines de migrants africains ont disparu en mer dimanche dans le naufrage de leur embarcation au large des côtes libyennes, a annoncé le porte-parole de la marine libyenne. Ces disparitions s'ajoutent à celles de 500 migrants la semaine dernière, selon une annonce faite lundi par l'OIM.

Trente-six personnes, dont trois femmes, ont été secourues par la marine, a déclaré le colonel Ayoub Kassem, affirmant que quelque 200 migrants, ou peut-être plus, auraient été à bord de l'embarcation qui a coulé à l'est de Tripoli.

"Il y avait un grand nombre de corps qui flottaient. Mais le manque de moyens ne nous a pas permis de repêcher les cadavres, surtout qu'il commençait à faire nuit hier (dimanche). Notre priorité était de secourir les survivants", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, 102 migrants africains ont été secourus lundi au large de la localité de Guarabouli, à 60 km à l'est de Tripoli, a déclaré un agent des gardes-côtes libyens, Abdellatif Mohammed Ibrahim, faisant état de trois morts et trois disparus.

Les migrants, tous des hommes, étaient à bord d'un canot pneumatique. Leur embarcation de fortune commençait à se dégonfler et à prendre l'eau quand ils ont appelé les gardes-côtes au secours, a ajouté M. Ibrahim.

Migrants noyés par les passeurs

De son côté, l'Organisation internationale des migrations (OIM) a annoncé lundi la disparition de quelque 500 migrants après que leur embarcation eut coulé la semaine dernière en Méditerranée.

Deux Palestiniens repêchés jeudi près de Malte par un porte-conteneurs panaméen ont rapporté qu'il y avait environ 500 personnes à bord et que les passeurs avaient volontairement provoqué le naufrage, a expliqué l'OIM.

"Homicide de masse"

Les autorités italiennes ont ouvert une enquête, mais si ces informations sont confirmées, "il s'agirait du naufrage le plus grave de ces dernières années", d'autant plus qu'il ne s'agirait pas d'un accident mais d'un "homicide de masse", a dénoncé l'organisation.

/ATS


Actualisé le