Moscou: l'accord de Genève, seul moyen de mettre fin à la crise

L'accord de Genève est le seul moyen de mettre fin au conflit syrien, a déclaré dimanche Mikhail Bogdanov, l'émissaire du président russe Vladimir Poutine pour le Moyen-Orient. Cet accord international - qui prévoit un processus de transition du pouvoir - est la seule alternative "pour un règlement politique de la crise en Syrie", a-t-il estimé."L'objectif de ce document sur lequel nous basons nos efforts est d'établir un dialogue national entre Syriens, pour qu'ils puissent déterminer eux-mêmes leur avenir et celui de leur pays", a expliqué M. Bogdanov. Il terminait une visite de quatre jours au Liban.Le texte appelle à la fin immédiate des violences qui ravagent la Syrie depuis plus de deux ans. Il prévoit la mise en place d'un processus de transition politique, mais ne se prononce pas sur le sort du président Bachar al-Assad.La Russie est une des rares puissances à soutenir le régime de Bachar al-Assad.L'accord a été adopté à Genève le 30 juin 2012 par le Groupe d'action sur la Syrie, qui rassemble les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne), des pays représentant la Ligue arabe, la Turquie et les secrétaires généraux de la Ligue Arabe et de l'ONU, ainsi que l'UE.Refusé par l'oppositionLe plan, qui n'a jamais été appliqué, avait été critiqué par l'opposition syrienne parce qu'il n'appelait pas au départ d'Assad. La Russie en fait la pierre angulaire de sa position pour régler le conflit qui a fait plus de 70'000 morts selon l'ONU.M. Bogdanov a rencontré l'ensemble des dirigeants libanais. Il s'est notamment entretenu avec le chef du mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, allié indéfectible de M. Assad. Puissant parti armé, le Hezbollah participe activement aux combats contre les rebelles en Syrie aux côtés du régime.Nouvelles violencesCes rencontres se sont déroulées, alors que les violences en Syrie n'ont connu aucun répit ce week-end. Le régime de Bachar al-Assad est en outre accusé par l'opposition, mais aussi par Israël et des pays occidentaux, d'avoir eu recours à des armes chimiques contre la population civile. /SERVICE


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