Moscou regrette la non-reconduction de l'embargo de l'UE

La Russie regrette la levée par l'Union européenne (UE) de l'embargo sur les livraisons d'armes aux rebelles syriens. Cette décision porte un "préjudice direct" aux efforts pour une conférence internationale, a déclaré mardi la diplomatie russe. Les rebelles syriens estiment eux que cette initiative est insuffisante et arrive trop tard.

La levée de l'embargo va dans le sens de la Grande-Bretagne et de la France. Réunis à Bruxelles, les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept n'ont pu se mettre d'accord sur l'avenir de leur embargo, qui expire le 1er juin.

De fait, cet échec autorise les Etats membres de l'UE à livrer des armes aux rebelles syriens. La France et la Grande-Bretagne sont les seuls Etats de l'Union européenne (UE) à réclamer depuis plusieurs mois la possibilité de fournir des armes aux forces de l'opposition modérée. Ils se sont engagées à ne pas leur fourni d'armes pour l'instant.

"Bonne décision"

"C'est le résultat que souhaitait la Grande-Bretagne". Il s'agit "de la bonne décision", car elle "envoie un message très fort de l'Europe au régime d'Assad", a déclaré le chef de la diplomatie britannique William Hague.

"On aurait voulu qu'elle soit prise plus tôt. (...) On espère que ce sera une décision effective et non pas des paroles", a ajouté un porte-parole du commandement militaire supérieur de l'Armée syrienne libre (ASL), principale formation de la coalition.

Pas d'armes envoyées dans l'immédiat

M. Hague a toutefois affirmé que son pays n'avait pas l'intention d'envoyer "dans l'immédiat" des armes aux rebelles. La levée de l'embargo "nous donne la possibilité de le faire si la situation se détériore".

Le reste des sanctions, qui vise des personnalités et des entités du régime, et comprend aussi une série de mesures commerciales et financières, a été prolongé pour une durée de douze mois.

L'UE réexaminera à la lumière notamment des résultats de la conférence Genève-2 prévue en juin et initiée par les Etats-Unis et la Russie.

La décision de l'UE de ne pas prolonger l'embargo sur les armes n'a pas de conséquences sur la pratique en matière d'exportation de matériel de guerre de la Suisse. Ni la livraison directe aux rebelles syriens ni l'exportation d'armes par l'intermédiaire de pays tiers ne sont elles des scénarios possibles.

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