Nairobi espère un dénouement proche

Les autorités kényanes espéraient enfin neutraliser lundi le commando islamiste retranché depuis samedi avec des otages dans le centre commercial Westgate de Nairobi. Après de puissantes explosions dans le complexe à la mi-journée, les affrontements continuaient entre les forces de l'ordre et les assaillants.

Le ministre kényan de l'Intérieur, Joseph Ole Lenku, a estimé que l'opération touchait désormais "à sa fin". "Nous contrôlons tous les étages (du centre commercial), les terroristes ne peuvent pas s'échapper", a-t-il assuré, précisant que trois membres du commando avaient été tués et d'autres blessés.

Le chef de la police kényane, David Kimaiyo, a de son côté affirmé que des otages avaient été libérés dans les assauts donnés lundi, sans cependant préciser combien de personnes avaient été secourues et combien restaient prises au piège.

En outre, "plus de dix suspects" ont été arrêtés pour être interrogés dans le cadre de l'enquête sur cette attaque, a annoncé lundi soir le ministère kényan de l'Intérieur dans un bref message sur Twitter. Aucune précision n'a été donnée là encore sur le lieu ou les circonstances de ces arrestations.

Bilan revu à la baisse

La Croix-Rouge a entre-temps révisé légèrement à la baisse son bilan, expliquant avoir comptabilisé deux fois certains décès. Selon elle, l'attaque en cours depuis maintenant plus de 48 heures à Westgate a fait au moins 62 morts et autant de disparus, et près de 200 blessés. Le précédent bilan faisait état de 69 morts.

En plus des morts, l'attaque a aussi fait près de 200 blessés, dont une Suissesse. Depuis samedi, plus d'un millier de personnes ont été secourues. Au moment de l'attaque, ce centre commercial de luxe, détenu en partie par des Israéliens, était bondé de Kényans et d'expatriés.

Le carnage a été revendiqué par les insurgés islamistes somaliens shebab. Ils disent avoir agi en représailles à l'intervention militaire kényane en Somalie.

Dans une déclaration audio mise en ligne sur Internet, leur porte-parole, Sheikh Ali Mohamud Rage, a menacé d'ordonner d'abattre les derniers otages face à la "pression" exercée par les forces kényanes et leurs alliés "chrétiens" sur les assaillants cernés dans Westgate.

/SERVICE


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