Netanyahu promet d'intensifier les attaques contre le Hamas à Gaza

Les hostilités se sont poursuivies mercredi entre le Hamas et Israël. Aux tirs de roquettes vers Israël ont répondu des bombardements israélien dans la bande de Gaza. Ceux-ci ont fait au moins 43 tués et ont été qualifiés de "génocide" par le président palestinien Mahmoud Abbas.

Selon l'armée israélienne, 48 roquettes ont touché le pays mercredi et le "Dôme de fer" en a abattu 14 autres. Ces tirs n'ont provoqué aucun décès côté israélien.

Malgré les sirènes d'alarme, les commerces sont restés ouverts en Israël, les voitures ont continué à circuler et la bourse de Tel Aviv ne semblait pas subir les conséquences de la situation.

Dans la ville de Gaza, secouée par l'écho régulier des déflagrations - plusieurs centaines mercredi, selon les habitants -, la principale artère commerçante était quasiment déserte.

Frappes meurtrières

L'armée israélienne dit avoir frappé 550 sites du Hamas en deux jours, dont 60 servaient à lancer des roquettes. Selon les autorités palestiniennes, au moins 25 maisons ont été détruites ou endommagées et certaines d'entre elles n'étaient pas la propriété d'activistes.

Près de 50 Palestiniens ont perdu la vie depuis mardi, lors de ces frappes, ont rapporté des responsables hospitaliers, qui font état de 230 blessées.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a scellé en avril un accord de réconciliation avec le Hamas, a accusé Israël de commettre un "génocide" dans la bande de Gaza.

Appels à la retenue

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis mercredi d'intensifier les attaques dans la bande de Gaza. Les dirigeants israéliens, qui semblent bénéficier du soutien d'une bonne part de la population, préparent l'opinion à une campagne de longue haleine contre le Hamas.

Ils n'excluent pas une intervention terrestre dans la bande de Gaza, que le mouvement islamiste contrôle depuis juin 2007. Ils ont donné leur feu vert à la mobilisation de 40'000 réservistes.

L'Union européenne et les Nations unies ont appelé les deux camps à la retenue. Le président américain Barack Obama a fait de même, mais la Maison Blanche a aussi exprimé son "soutien au droit d'Israël à se défendre contre ces violentes attaques".

/ATS


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