Soutenu par Obama, Porochenko veut proposer un plan de paix

Le président-élu ukrainien Petro Porochenko a tenté l'apaisement mercredi pour son premier déplacement à l'étranger depuis le scrutin dans son pays. Assuré à Varsovie du soutien de Barack Obama, il veut présenter samedi un plan de paix. Blâmé par le président américain, Moscou a demandé aux Etats-Unis des preuves de l'implication de la Russie dans l'Est de l'Ukraine.

Petro Porochenko a précisé avoir exposé ses projets aux dirigeants européens, américain et canadien. Il a ajouté que ces discussions se poursuivraient en marge des cérémonies du 70e anniversaire du débarquement en France.

"Le 7 juin, ce sera mon plan, ma proposition pour établir l'ordre et la paix", a-t-il déclaré en réponse à une question s'il avait l'intention d'introduire la loi martiale dans l'est de l'Ukraine en proie à une insurrection pro-russe.

Poutine et Porochenko

Le plan prévoit notamment la décentralisation du pouvoir, une amnistie et "la création de conditions pour la tenue des élections locales anticipées", a-t-il précisé.

Le dirigeant ukrainien a aussi indiqué qu'aucun entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine n'était prévu, mais qu'il "n'était pas exclu que cela se produise sous une forme ou une autre". Le président russe s'est lui dit prêt à le rencontrer en France.

Auparavant, intervenant devant une quarantaine de chefs d'Etat et dirigeants réunis pour célébrer le 25e anniversaire des premières élections démocratiques en Pologne, M. Obama a dénoncé "l'agression" de la Russie en Ukraine.

Discussion entre Obama et Porochenko

"Nous n'accepterons jamais l'occupation de la Crimée par la Russie, ni les violations de la souveraineté de l'Ukraine", a averti le président américain dans ce discours prononcé dans la capitale de la Pologne, ancien pays du bloc soviétique.

"Après avoir versé autant de sang et dépensé autant de moyens pour réunir l'Europe, comment pourrions-nous permettre que les sombres manoeuvres datant du XXe siècle renaissent dans ce nouveau siècle?", a lancé M. Obama.

/ATS


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