Photos de stars dénudées piratées: le FBI enquête

Après la diffusion sur Internet de photos d'actrices et de célébrités américaines dimanche, certaines stars ont annoncé lundi leur intention de porter plainte. Le FBI a ouvert une enquête, de même que la société Apple.

D'après NBC News, le ou les hackers auraient piraté le système iCloud d'Apple, un système de stockage de données en ligne. "Nous prenons très au sérieux la vie privée de nos utilisateurs et enquêtons activement sur cette information", a réagi lundi Nat Kerris, porte-parole de la firme informatique. Le FBI enquête sur l'origine de ces photos et une possible intrusion informatique.

L'actrice Jennifer Lawrence, 24 ans, tête d'affiche de "Hunger Games" et lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans "Happiness Therapy", a contacté les autorités concernées, a déclaré lundi sa porte-parole.

"Il s'agit d'une atteinte flagrante à la vie privée. Les autorités ont été contactées et poursuivront quiconque diffuse ces photographies volées de Jennifer Lawrence", a dit Liz Mahoney dans un communiqué.

Victimes par dizaines

Le mannequin Kate Upton, dont des photos ont également été mises en ligne, a fait savoir qu'elle avait également l'intention de porter plainte contre toute personne qui diffusera "ces images obtenues de façon illégale".

Au total, des dizaines de célébrités ont été victimes du même désagrément. Leurs photos privées ont été postées sur un forum de partage d'images, mais la source n'a pas encore été déterminée.

Un précédent

Ce genre de piratage n'est pas nouveau. Par exemple, il y a un an, un juge américain a condamné un pirate informatique à 10 ans de prison pour avoir pénétré dans les comptes des courriels de vedettes d'Hollywood, dont l'actrice Scarlett Johansson. Il avait ensuite diffusé sur Internet des images de la jeune femme dénudée.

Le malfaiteur a également été condamné à payer au total 76'000 dollars à Scarlett Johansson, Christina Aguilera et Renee Olstead, qui figuraient parmi des dizaines d'autres personnes dont les comptes avaient été piratés. Le juge avait estimé que les agissements de l'accusé démontraient "un mépris incroyable pour les victimes".

/ATS


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