Plus de 2,2 milliards de pauvres dans le monde selon le PNUD

Plus de 2,2 milliards d'êtres humains sont pauvres ou proches de la pauvreté dans le monde. Ce nombre risque d'augmenter au gré des crises financières et catastrophes naturelles, a averti l'ONU.

Dans son rapport 2014 rendu public à Tokyo, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) cite le prix des denrées alimentaires et les conflits violents comme autres sources aggravantes de la pauvreté.

Même si globalement la pauvreté recule dans le monde, le Pnud met en garde contre les inégalités croissantes ainsi que des "vulnérabilités structurelles" qui, selon l'agence, constituent des menaces sérieuses dans la lutte contre ce fléau.

"Eliminer l'extrême pauvreté n'est pas seulement arriver à zéro, encore faut-il rester à ce niveau", écrit l'organisation spécialisée de l'ONU dans son rapport intitulé "Progrès humain durable: réduire les vulnérabilités et construire la résilience".

Réduire les vulnérabilités

"Il faut spécifiquement protéger celles et ceux qui sont menacés par des catastrophes naturelles, des changements climatiques ou des chocs financiers. Mettre au coeur de notre agenda de développement la réduction de ces vulnérabilités constitue le seul moyen de s'assurer que le progrès est résilient et durable".

"Assurer une protection sociale de base aux pauvres du monde entier coûterait moins de 2% du PIB mondial".

"Une protection sociale de base est abordable tant que les pays à faible revenu redistribuent des fonds et accroissent leurs ressources internes, et ce avec l'appui de la communauté des donateurs internationaux", poursuit le rapport selon lequel environ 1,2 milliard de personnes vivent avec l'équivalent de 1,25 dollar (environ 1 franc suisse) voire moins par jour.

Dans plus de nonante pays

Le rapport estime que près de 1,5 milliard de personnes vivent dans la pauvreté. Elles seraient réparties dans 91 pays en voie de développement, et que huit cents millions sont juste à la frontière de la pauvreté.

Le rapport insiste également sur le fait que le chômage est souvent accompagné d'un accroissement de la criminalité, de la violence, de la consommation de drogue et de suicides.

/ATS


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