Procès Pistorius: verdict prévu pour le 11 septembre

Le verdict dans le procès d'Oscar Pistorius sera rendu le 11 septembre, a décidé vendredi la juge en charge de ce dossier très médiatisé. Le champion paralympique sud-africain est accusé d'avoir assassiné sa petite amie vers 03h00 le 14 février 2013.

Au 41e et dernier jour du procès, entamé le 3 mars, l'avocat de la défense Barry Roux a tenté vendredi de renverser la situation après le violent réquisitoire du procureur la veille. Il a cherché à accréditer la thèse soutenue depuis le début par le prévenu.

Oscar Pistorius affirme avoir entendu du bruit dans ses toilettes. Croyant avoir affaire à un cambrioleur, il a tiré quatre balles sur la porte derrière laquelle se trouvait sa petite amie Reeva Steenkamp, un mannequin de 29 ans.

Le procureur Gerrie Nel a soutenu au contraire que le couple s'était disputé durant cette nuit fatale. Oscar Pistorius aurait tué son amie dans un accès de colère.

Jeudi, le procureur a réclamé une condamnation pour meurtre contre Oscar Pistorius, lequel risque jusqu'à vingt-cinq ans de prison si la préméditation est retenue contre lui.

"L'accusé a pris son pistolet, l'a armé, a marché vers la salle de bains, a tiré et tué la victime", a déclaré le procureur au terme de presque cinq heures d'un réquisitoire sans pitié.

Quand bien même la juge Thokozile Masipa croirait à la thèse du cambrioleur caché dans les toilettes, Oscar Pistorius devrait, selon M. Nel, être condamné pour meurtre, parce qu'il a tiré sur un être humain sans être directement menacé.

Document auparavant évoqué

Une expertise a retenu que le sportif de 27 ans était responsable de ses actes. Mais Me Roux estime que l'athlète, amputé des deux jambes en dessous du genou, est rendu hypersensible par son handicap.

Vendredi après-midi, la juge Thokozile Masipa a annoncé que le verdict serait rendu le 11 septembre. Elle mettra alors fin à un feuilleton télévisé qui passionne et divise les Sud-Africains.

Et l'accusé a reconnu avoir tiré les coups de feu, mais refusé d'admettre toute intention de tuer. Durant ces cinq mois, Oscar Pistorius était en liberté sous caution.

/ATS


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