Sanctions de l'UE contre les chefs des services de sécurité russes

L'Union européenne a confirmé qu'elle imposait des interdictions de voyages et un gel des avoirs à un certain nombre de hauts responsables russes. Parmi eux, Alexandre Bortnikov, chef du FSB russe, et Mikhaïl Fradkov, chef des services de renseignement extérieurs russes. Moscou parle de "mesures irresponsables".

On trouve aussi sur cette liste le président tchétchène Ramzan Kadirov ou le secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Nikolaï Patrouchev.

Au total, Bruxelles a ajouté jeudi à sa liste noire 15 personnalités russes ou ukrainiennes, ainsi que 18 entreprises et autres organisations accusées de soutenir les séparatistes dans l'est de l'Ukraine, selon son journal officiel. Parmi les 18 entités figurent neuf entreprises et neuf institutions, selon une source proche du dossier.

Les neuf entités visées sont accusées de saper la souveraineté de l'Ukraine et les neuf entreprises figurant sur la liste ont été confisquées par les autorités de Crimée à la suite de l'annexion de la presqu'île par la Russie en mars.

La décision de principe avait été prise par les chefs d'Etat ou de gouvernement pendant leur sommet du 16 juillet. La liste intègre à présent 87 personnalités russes et ukrainiennes prorusses, ainsi que onze entités ayant leur siège en Crimée, la péninsule ukrainienne rattachée à la Russie en mars.

Gaz pas touché

L'UE s'est entendue vendredi sur les grandes lignes de ses premières sanctions économiques contre la Russie en lien avec son attitude vis-à-vis de l'Ukraine. Les secteurs des technologies et du gaz en sont exclus. La Russie est le premier fournisseur de gaz naturel de l'Europe.

Réponse courroucée de Moscou

La Russie a déclaré samedi que ces nouvelles sanctions de l'UE risquaient de mettre fin à toute coopération sécuritaire et que ces mesures étaient "irresponsables".

L'UE "a, à proprement parler, mis en danger la coopération internationale dans le domaine de la sécurité", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une réponse courroucée à la décision de Bruxelles.

/ATS


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