Pluies de roquettes sur le sud d'Israël après la mort de 7 Gazaouis

Des dizaines de roquettes tirées de la bande de Gaza se sont abattues en quelques minutes lundi soir sur le sud d'Israël. L'armée israélienne a répliqué avec une trentaine de frappes aériennes, ont indiqué des sources palestiniennes.

Un porte-parole militaire a fait état d'une vingtaine de tirs de roquettes en quelques minutes, dont quatre ont été détruites en vol par le système de défense antimissile "Iron Dome". Les médias israéliens ont chiffré les salves à entre 40 et 60 projectiles au total. Aucun blessé grave n'était à déplorer dans l'immédiat.

La branche armée du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a aussitôt revendiqué ces tirs. "Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont tiré des dizaines de roquettes contre Netivot, Ashkelon, Ashdod et Ofakim en réponse à l'agression sioniste", selon un communiqué de l'organisation armée qui fait référence à des villes du sud d'Israël.

Les sirènes d'alerte ont retenti dans plusieurs localités situées au sud de Tel-Aviv, à plus de 40 kilomètres de l'enclave palestinienne, a précisé la radio publique.

Peu après, l'armée de l'air israélienne a lancé plus de trente frappes sur le sud du territoire palestinien, à l'est de Rafah, dans une zone de tunnels proche de la frontière avec Israël. Ils n'ont pas fait de victime, selon des témoins et les services de sécurité du Hamas.

"Ligne rouge" franchie

D'après la télévision publique, le cabinet de sécurité israélien a donné son feu vert à l'armée pour "durcir les représailles contre le Hamas". La télévision a également montré des images de dizaines de chars déployés près de la frontière avec Gaza, prêts à intervenir en cas d'offensive dans la bande de Gaza.

"Avec ces tirs, le Hamas a franchi une ligne rouge qu'il va devoir désormais payer", ont affirmé des hauts responsables israéliens cités par la chaîne de télévision privée 10.

Aveux d'extrémistes juifs

Lundi, trois jeunes juifs ont admis avoir tué un jeune Palestinien, récemment brûlé vif à Jérusalem-Est. Ces aveux viennent nourrir les tensions déjà vives entre Israéliens et Palestiniens, avec le spectre d'un conflit généralisé avec le Hamas islamiste à Gaza.

Leur garde à vue a été prolongée de huit jours pour cinq d'entre eux et de cinq jours pour le dernier, selon leurs avocats. Les défenseurs n'ont pas le droit de rencontrer leurs clients pendant toute cette période.

/ATS


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