Snowden nie avoir reçu une aide de la Russie pour ses révélations

Edward Snowden, l'ancien analyste à l'origine des révélations sur le programme d'espionnage mené par la NSA américaine, affirme avoir agi seul. Il a jugé "absurdes" les suggestions de parlementaires américains selon lesquelles il aurait bénéficié d'une aide de la Russie.

"Cette campagne autour de 'l'espion russe' est absurde", a-t-il affirmé dans un entretien accordé au magazine "The New Yorker" réalisé au moyen de cryptage à partir de Moscou. Snowden y indique avoir "clairement et sans la moindre ambiguïté agi seul, sans l'aide de quiconque, encore moins celle d'un gouvernement".

"Cela ne tiendra pas. Parce que c'est clairement faux et les Américains sont plus malins que les hommes politiques ne le croient", poursuit l'ancien analyste de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA).

La commission du Renseignement de la Chambre américaine des représentants a ouvert une enquête pour déterminer si Edward Snowden a bénéficié de l'aide de la Russie dans les révélations qu'il a faites concernant le programme Prism de la NSA.

Ces révélations avaient provoqué un vif émoi au sein de la communauté internationale, certains dirigeants alliés des Etats-Unis, dont la chancelière allemande Angela Merkel apprenant que leurs conversations téléphoniques étaient surveillées par la NSA.

Pas de preuves

"Je crois qu'il y a une raison au fait qu'il ait terminé entre les mains - dans les bras - d'un agent du FSB à Moscou. Je ne pense pas que cela soit une coïncidence", a déclaré Mike Rogers, président de la commission du Renseignement.

Les parlementaires américains ne disposent pas de preuves tangibles d'une implication de la Russie dans cette affaire, mais disent avoir recueilli des éléments indiquant que Snowden a bénéficié d'une assistance.

L'analyste avait fui les Etats-Unis en 2013 pour se rendre à Hong Kong, puis avait pris un avion pour Moscou le 23 juin. Il avait été bloqué dans la zone de transit de l'aéroport de Cheremetievo pendant plusieurs semaines avant d'obtenir l'asile offert par les autorités russes le 1er août.

Dans un entretien au quotidien "New York Times" en octobre dernier, Edward Snowden avait affirmé qu'il n'avait emporté avec lui aucun document secret de la NSA lorsqu'il s'était enfui vers la Russie.

/ATS


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