Syrie: le président de la Chambre des représentants soutient Obama

Le président républicain de la Chambre des représentants apporte son soutien à la demande de Barack Obama d'intervenir en Syrie. Il a exhorté ses collègues à faire de même.

John Boehner a déclaré que les Etats-Unis devaient réagir après l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et montrer à leurs alliés qu'ils interviennent quand c'est nécessaire. Ce soutien devrait faciliter une résolution parlementaire autorisant le recours à la force contre le régime syrien.

Si le Sénat est démocrate, comme le président, la Chambre des représentants est à majorité républicaine. Or de nombreux membres de ce parti ont l'intention de refuser l'intervention. Les deux chambres seront de retour en session lundi. Les votes pourraient intervenir dès les jours suivants.

Barack Obama a mis l'accent sur le fait qu'une intervention en Syrie serait "limitée" et "proportionnelle". "Cela n'implique pas de troupes au sol, ce n'est pas l'Irak, ce n'est pas l'Afghanistan", a-t-il souligné.

La Marine revoit son dispositif

La Marine américaine ajuste son dispositif en prévision d'éventuelles frappes. Elle a ramené à quatre le nombre de destroyers en Méditerranée orientale et dépêché un groupe aéronaval en mer Rouge.

L'US Navy garde secret le nombre de missiles Tomahawk que chacun des navires emporte. La plupart des analystes navals estiment qu'ils en transportent environ 45.

Les menaces de Bachar al-Assad à l'encontre de la France renforcent sa détermination à agir militairement pour punir l'attaque chimique du 21 août, a expliqué François Hollande, soulignant que le pays n'agirait pas seul. En quête d'une coalition, le président français a appelé l'Europe à s'unir.

Moscou soutient toujours Damas

A deux jours du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, durant lequel aucun tête-à-tête n'est prévu entre Vladimir Poutine et Barack Obama, la Russie a réitéré son opposition à une frappe contre Damas.

Le Premier ministre britannique David Cameron, dont le projet d'intervention a été rejeté par le Parlement, entend trouver une solution diplomatique durant le sommet.

Sur le terrain, l'armée syrienne a repris le contrôle de la ville stratégique d'Ariha, dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés estime que le nombre de réfugiés syriens dépasse les deux millions.

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