Syrie: résolution de l'ONU indispensable avant toute frappe

Ban Ki-moon a tempéré les ardeurs des partisans d'une attaque rapide de la Syrie en demandant qu'on laisse le temps à ses experts d'enquêter sur l'attaque supposée chimique de la banlieue de Damas. Alors que Londres a livré un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, des pays voisins de la Syrie sont en état d'alerte.

Les experts se sont rendus mercredi dans la banlieue est de Damas, dans le faubourg de Zamalka, en zone rebelle, pour la deuxième fois en trois jours alors que la tension monte en prévision d'une opération militaire occidentale. Les spécialistes ont pu poursuivre leurs investigations tout en recueillant de nouveaux éléments.

En visite à La Haye, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé qu'il fallait 96 heures à ses hommes pour mener à bien leurs travaux. Il s'agira ensuite d'analyser scientifiquement les éléments recueillis et de présenter les conclusions au Conseil de sécurité.

Un porte-parole de M. Ban a par la suite précisé qu'il s'agissait de quatre jours de travail sur place à partir du début de la mission, soit lundi. Tant que les experts seront à Damas, des frappes occidentales paraissent peu probables pour ne pas les mettre en danger.

Londres prend les devants

Le Premier ministre britannique, David Cameron, qui prône une "action ciblée", a de son côté indiqué que son pays avait préparé un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU autorisant les mesures nécessaires pour protéger la population civile contre les armes chimiques.

Un chapitre du texte prévoit toutefois des mesures coercitives qui peuvent aller de sanctions contre Damas à une opération militaire. Le Conseil de sécurité s'est déjà réuni pour examiner ce document, mais Pékin et Moscou, alliées de Damas, devraient s'opposer à son adoption.

Un débat est prévu à ce propos jeudi au Parlement britannique. La France a aussi poursuivi la préparation d'une éventuelle participation à des frappes internationales, avec un conseil de défense et la convocation du Parlement en session extraordinaire mercredi prochain.

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