Syrie: retirer les armes chimiques par bateau est prématuré

La proposition de John Kerry en vue de transporter les armes chimiques syriennes par bateau est prématurée, a estimé samedi le ministère russe des Affaires étrangères. Une telle opération permettrait de les détruire en toute sécurité, selon le secrétaire d'Etat américain.

M. Kerry, qui s'exprimait jeudi à la radio américaine National Public Radio (NPR), n'avait cependant pas donné de précisions sur cette opération extrêmement complexe au plan technique, de surcroît dans un pays en guerre.

Le ministère russe a répondu samedi sur son site Internet en disant: "Les experts sont en train d'étudier différentes options et moyens techniques de détruire les armes chimiques syriennes, y compris hors de Syrie".

Moitié des sites inspectée

"Ce travail n'étant pas encore terminé, à notre avis il est prématuré de parler de tout moyen spécifique", a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

Sur le terrain, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), arrivée le 1er octobre en Syrie, a annoncé avoir vérifié près de la moitié des sites devant être détruits d'ici à la mi-2014.

Cette mission a été décidée à la faveur d'un accord russo-américain du 14 septembre, alors que les Etats-Unis menaçaient de frapper militairement Damas après une attaque chimique meurtrière imputée au régime le 21 août.

Brahimi au Caire

Par ailleurs, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Lakhdar Brahimi est arrivé samedi en Egypte, première étape d'une tournée régionale destinée à préparer une conférence de paix sur la Syrie, ont indiqué des responsables de l'aéroport du Caire. Il se rendra ensuite en Syrie et en Iran.

Interrogé sur les dates possibles de la tenue de cette conférence internationale de paix dite Genève 2, le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil a déjà évoqué "les 23-24 novembre". De son côté, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a parlé de la deuxième moitié de novembre.

La tenue de cette conférence a été repoussée plusieurs fois en raison de désaccords sur les objectifs et les participants. Le régime exclut tout départ du président Bachar al-Assad dans le cadre d'une transition, alors que l'opposition en exil rejette son maintien au pouvoir. Elle décidera la semaine prochaine à Istanbul de sa participation à "Genève 2".

/SERVICE


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