Trois morts dans l'effondrement du toit d'une usine de souliers

Le plafond d'une usine de chaussures s'est effondré dans le sud du Cambodge, tuant trois personnes, ont indiqué les autorités. Ce drame, qui a aussi fait au moins six blessés, survient trois semaines après la mort de plus d'un millier d'ouvriers du textile au Bangladesh.L'accident s'est produit dans une usine de l'entreprise taiwanaise Wing Star Shoes implantée à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale Phnom Penh, dans la province de Kampong Speu. Soldats et équipes de secours se sont activés pour fouiller les décombres de ce qui semblait être une passerelle chargée de chaussures de sport et sandales de toile.L'usine emploie 7000 ouvriers, mais seule une centaine se trouvaient dans l'entrepôt dont le plafond s'est effondré en début de matinée, a-t-on appris auprès du personnel. "Nous allons enquêter sur cette affaire et nous prendrons des mesures contre les responsables", a promis le ministre des Affaires sociales, Ith Sam Heng.Il a ajouté que tous les ouvriers qui avaient été pris au piège avaient été dégagés des décombres du bâtiment. Le chef de la police du district a stigmatisé la "construction défectueuse" de la structure. Il a indiqué que les enquêteurs interrogeaient le propriétaire de l'usine qui produit notamment des chaussures pour la marque japonaise Asics.Critères internationaux pas respectésLes conditions de travail et de sécurité dans des usines de sous-traitance du secteur de l'habillement sont au centre de l'attention mondiale depuis l'effondrement, le 24 avril, du Rana Plaza, un immeuble de huit étages abritant des ateliers de confection qui a fait 1127 morts au Bangladesh.Quelque 650'000 ouvriers travaillent dans le secteur textile au Cambodge, dont 400'000 pour des sociétés exportatrices. Mais des scènes d'évanouissements collectifs ont tiré la sonnette d'alarme ces dernières années. Ce phénomène est attribué par les syndicats au surmenage, à la sous-alimentation et à la mauvaise ventilation des ateliers."Les usines cambodgiennes ne respectent pas les critères internationaux de sécurité", a affirmé jeudi Rong Chhun, président de la Confédération des syndicats du Cambodge. /SERVICE


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