Ukraine: espoir d'un cessez-le-feu pour vendredi

Le gouvernement ukrainien et les rebelles séparatistes prorusses ont annoncé jeudi qu'ils proclameraient vendredi un cessez-le-feu si un accord est signé ce jour-là à Minsk sur un règlement du conflit. Cette avancée intervient alors que les membres de l'OTAN, réunis au Pays de Galles, ont dénoncé l'attitude de Moscou.

A Newport, où s'est en effet ouvert le sommet de l'OTAN, les dirigeants occidentaux ont critiqué Moscou, accusée de participer directement aux combats aux côtés des rebelles. Ils ont également apporté leur soutien au président ukrainien Petro Porochenko.

De son côté, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé les Etats-Unis de chercher à saboter les chances de règlement par leur "rhétorique antirusse" et leur "soutien actif" au "parti de la guerre" à Kiev.

Regards tournés vers Minsk

Dans ce contexte de grande méfiance, M. Porochenko a annoncé que les forces ukrainiennes recevraient l'ordre de cessez-le-feu vendredi à 11h00 GMT (13h00 en Suisse) si la réunion du "groupe de contact" prévue le même jour dans la capitale biélorusse pour la signature d'un plan de paix détaillé est confirmée.

Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotnitski, chefs des "Républiques populaires" proclamées par les séparatistes à Donetsk et Lougansk, ont à leur tour annoncé que leurs combattants recevront l'ordre de cesser le feu vendredi à 15h00, heure locale (14h00 en Suisse) si un accord est conclu lors de la rencontre de Minsk.

Le "groupe de contact" rassemblera des représentants ukrainiens et russes, ainsi que des membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont la Suisse assure la présidence tournante cette année.

Forces sans précédent à la frontière

Mercredi, le président russe Vladimir Poutine avait proposé un plan de paix en sept points afin de mettre fin à la crise, prévoyant notamment la création d'un corridor humanitaire pour les réfugiés et un échange de prisonniers. Jeudi, les séparatistes ont repris les grandes lignes de ce plan et proposé la mise en place d'une "zone de sécurité" surveillée par l'OSCE.

Le secrétaire général de l'OTAN a pour sa part enjoint jeudi à la Russie de retirer ses troupes présentes en Ukraine et de cesser de soutenir les séparatistes. Le même jour, le Pentagone américain a affirmé que Moscou a "massé des forces sans précédent" à la frontière ukrainienne.

/ATS


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