Ukraine: le premier bataillon de la Garde nationale part "au front"

Un premier bataillon de la Garde nationale d'Ukraine a été envoyé "au front" dans l'est du pays, a annoncé mardi le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, Andriï Paroubiï. La Russie a rappelé sa désapprobation face à ces envois de troupes.

Ce bataillon est formé de volontaires. Ils ont fait partie des unités d'autodéfense du Maïdan, haut lieu de la contestation dans le centre de Kiev qui a renversé en février le régime pro-russe du président Viktor Ianoukovitch, a souligné M. Paroubiï sur son compte Facebook.

"Les soldats sont très combatifs et prêts à défendre l'Ukraine. La situation n'est pas simple", ajoute M. Paroubiï qui rentre de Lougansk (est) où il dit avoir passé une semaine.

Lougansk fait partie du bassin minier de Donbass en proie depuis plusieurs jours à une insurrection armée pro-russe. Des insurgés y tiennent depuis le 6 avril le siège local des services spéciaux (SBU).

Forces spéciales

Par ailleurs, une colonne ukrainienne de blindés et d'hommes des forces spéciales stationnait mardi à une quarantaine de kilomètres de Slaviansk, localité de l'est de l'Ukraine passée samedi sous le contrôle de groupes armés pro-russes.

Un journaliste de l'AFP a vu une dizaine de blindés, autant de chars et sept cars transportant des "spetsnaz", membres des forces spéciales, près de la localité d'Izioum, sur la route venant de la grande ville de Kharkiv.

Les militaires, accompagnés de policiers, ont installé sur la route un point de contrôle, avec un blindé léger, protégé par des blocs de béton. Ils contrôlent tous les véhicules passant dans les deux sens. Une centaine d'hommes sont visibles, et une partie de la colonne est installée à l'abri des regards sous des arbres.

Dialogue de Genève en sursis

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a prévenu à Pékin que tout ordre "criminel" des autorités ukrainiennes de recours à la force contre les insurgés pro-russes dans l'est de l'Ukraine ferait capoter le dialogue prévu jeudi à Genève.

"Vous ne pouvez pas envoyer les chars et en même temps tenir un dialogue", a déclaré M. Lavrov. "La Russie exige instamment (que l'Ukraine) cesse d'envoyer des forces dans le sud-est pour écraser les manifestations", a ajouté le ministre russe des Affaires étrangères, dans une conférence de presse commune avec son homologue chinois Wang Yi.

/ATS


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