Une vague d'attentats fait au moins 60 morts à Bagdad et environs

Dix voitures piégées ont fait au moins 60 morts et 190 blessés dans une série d'attentats coordonnés visant des rues commerçantes à majorité chiite de Bagdad, selon des sources policières et médicales. Cette offensive est la plus sanglante dans la capitale depuis le début du ramadan.

Deux engins piégés ont par ailleurs explosé, un dans la capitale et un à Madaïn, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bagdad, où cinq personnes ont été tuées. Au total, quatre voitures piégées ont explosé dans des quartiers sud de la capitale, deux dans le centre, deux dans le nord et deux dans l'est.

A Karrada, par exemple, dans le centre de la capitale, les deux explosions ont eu lieu à quelques minutes d'écart, vers 20H30 locales (19H30 suisses). La foule se pressait dans la rue, à l'issue du jeûne du ramadan, pour faire des courses ou profiter d'un semblant de fraîcheur après une journée caniculaire. Les autres explosions ont suivi pendant près d'une heure.

Un policier a en outre été tué et un autre blessé dans un attentat à la bombe contre une patrouille à Mossoul, dans le nord du pays, tandis que trois civils étaient blessés par un engin piégé à l'ouest de cette ville, selon les autorités. Une femme a également été tuée samedi et 22 personnes blessées, dont sept policiers, lorsqu'une voiture piégée a explosé au sud-est de Mossoul.

Plus 2000 tués en 2013

Vendredi, un attentat suicide perpétré à l'heure de la prière dans une mosquée sunnite proche de Bakouba, dans la province de Diyala, au nord-est de Bagdad, avait fait au moins 20 morts et 40 blessés.

Toutes ces attaques portent à plus de 500 le bilan des morts depuis début juillet en Irak, et à plus de 2000 celui de ceux tués depuis le début de l'année, selon un bilan établi par l'AFP.

Les dernières attaques particulièrement meurtrières dans la capitale irakienne remontaient au 2 juillet lorsque six voitures piégées, visant des magasins, avaient fait au moins 42 morts et une centaine de blessés.

L'Irak connaît depuis le début de l'année un regain de violences qui fait craindre un retour aux sombres années du conflit confessionnel entre sunnites et chiites de 2006-2007.

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