Une vague d'attentats fait une cinquantaine de morts en Irak

Une vague d'attaques, dont quinze à la voiture piégée, a fait une cinquantaine de morts et plus d'une centaine de blessés dimanche en Irak, selon un bilan établi à partir de sources médicales et policières. Ces attentats, qui n'ont pas été revendiqués, ont principalement visé des quartiers chiites.

Plus d'une dizaine de localités ont été frappées, dont Hilla, dans le sud, ville à majorité chiite, où quatre voitures piégées ont explosé, tuant 19 personnes. Les violences qui endeuillent quasi-quotidiennement l'Irak depuis le début de l'année ont déjà fait plus de 4100 morts, selon un bilan établi par l'AFP.

Les autorités tentent de lutter contre ces attaques en limitant la circulation des véhicules dans Bagdad, et mènent de vastes opérations contre les groupes soupçonnés d'orchestrer les attentats, mais les violences se poursuivent.

A Bagdad, une bombe a explosé au passage du convoi du chef de l'assemblée provinciale de Bagdad, le sunnite Riyadh al-Adhadh, sorti indemne de l'attentat. Deux personnes, dont un de ses gardes du corps, ont toutefois été tuées et quatre blessées.

Gouvernement critiqué

Par ailleurs, à Al-Bidhan, à quelques kilomètres au nord du port de Bassora, trois personnes ont été tuées et 15 blessées lorsqu'une voiture piégée a explosé sur un marché.

D'autres attaques ont eu lieu au sud de Bagdad - à Kerbala, Nassiriyah, Souweirah et Hafriya, villes à majorité chiite - de même que dans les villes majoritairement sunnites d'Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad, de Baqouba et de Mossoul (nord), faisant sept morts.

Les autorités affirment que les opérations menées contre les insurgés donnent des résultats, et annoncent l'arrestation de centaines de combattants et la mort de dizaines d'autres. Elles ont également annoncé le démantèlement de camps d'entraînement et de plusieurs lieux de fabrication de bombes.

Mais les critiques se poursuivent contre gouvernement, accusé de ne rien faire pour calmer la colère des sunnites qui s'estiment maltraités par la majorité chiite au pouvoir. Selon des analystes, cette colère est le terreau du recrutement des groupes insurgés.

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