Viol collectif: la police arrête le cinquième suspect

La police indienne a arrêté dimanche un cinquième homme, le dernier du groupe accusé du viol collectif d'une photographe à Bombay. Cette nouvelle agression contre une femme a déclenché la colère dans le pays.

Une équipe de la police de Bombay a arrêté ce dernier suspect dans la capitale New Delhi, a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat.

Le groupe de cinq hommes est accusé d'avoir violé jeudi, dans un quartier chic de Bombay, cette femme de 23 ans qui prenait des photos pour un magazine en compagnie d'un collègue. Un fait divers similaire à une affaire qui avait bouleversé l'Inde fin 2012.

La police avait déjà annoncé en début de journée l'arrestation d'un quatrième homme et avait assuré que le cinquième le serait rapidement. Selon l'agence Press Trust of India, cet homme est le plus âgé du groupe et aurait violé la victime à deux reprises.

Le premier suspect a été arrêté vendredi et les deux suivants samedi. La justice a confirmé le maintien en détention de l'un d'eux qui ne serait âgé que de 16 ans, selon sa grand-mère.

Vague de colère

Ce viol en réunion dans une ville réputée plus sûre pour les femmes que la capitale New Delhi a déclenché une vague de colère et d'indignation sur les réseaux sociaux, au parlement et parmi les journalistes, qui ont organisé une manifestation.

La jeune femme, qui souffre de blessures externes et internes, a été hôpitalisée à Bombay. Elle était apparemment stagiaire dans le magazine qui l'avait envoyée prendre des photos. Les cinq agresseurs ont battu son collègue, l'ont attaché et ont violé la femme dans un endroit isolé.

Lois renforcées

En décembre dernier, une étudiante de 23 ans avait été sauvagement agressée, battue, violée puis jetée sur le trottoir par cinq hommes, à New Delhi. Son compagnon avait été battu. Elle est morte de ses blessures.

Cette affaire avait soulevé une vague de protestations dans le pays, où la population n'accepte plus la légèreté dont la justice et les autorités font preuve dans le traitement des violences faites aux femmes.

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