200 personnes réunies en hommage à Adeline à Genève

La procédure d'extradition pour ramener l'assassin présumé de la sociothérapeute genevoise de Pologne en Suisse pourrait prendre trois à quatre mois, selon les autorités polonaises. Il est probable que des policiers genevois se rendent sur place pour les besoins de l'enquête.

C'est le tribunal de district de Szczecin, où est incarcéré Fabrice A., qui se prononcera sur la demande. Suite à ce drame, quelque 200 personnes se sont réunies devant l'Hôtel-de-Ville à Genève pour se recueillir en hommage à Adeline.

Les règles pour une extradition entre la Pologne et la Suisse sont claires étant donné que les deux Etats sont signataires de la Convention européenne d'extradition. Sur la base des expériences, la collaboration avec la Pologne est bonne, a indiqué Folco Galli, porte-parole de l'office fédéral de la justice.

Volonté de collaborer

La durée de la procédure d'extradition dépend en particulier du comportement du prévenu, précise M. Galli. S'il saisit les voies de recours du droit polonais, la procédure peut être rallongée. Selon le Ministère public genevois, le meurtrier présumé semble vouloir collaborer et la procédure ne devrait pas s'enliser.

La police allemande disposait d'éléments qui lui ont fait penser que le fuyard pouvait rouler en direction de la frontière. Les forces de police polonaises ont repéré la voiture du fugitif dans le trafic et l'ont suivie jusqu'à l'agglomération de Kolbaskowo, en Pologne.

Aucune résistance

"Il n'y a pas eu de course-poursuite, mais une filature à vitesse normale", a déclaré Manina Puck, de la police fédérale de Pasewalk, au "Tagesanzeiger.ch/Newsnet". L'homme n'a opposé aucune résistance et a dit que l'arme du crime se trouvait dans son sac à dos.

Les questions restent ouvertes sur le déroulement des faits qui ont conduit à l'évasion d'un violeur récidiviste et à l'assassinat de sa thérapeute. Une enquête administrative a été confiée à l'ex-conseiller d'Etat Bernard Ziegler. L'UDC et le MCG ont contesté cette nomination.

Interpellé, le Conseil fédéral ne veut pas d'un registre national des criminels dangereux. Une telle mesure ne contribuerait pas à améliorer la situation, selon le gouvernement.

/SERVICE


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