Aérodrome de Payerne: le nombre de vols civils pourra décupler

L'Aérodrome de Payerne (VD) peut concrètement passer du statut d'aérodrome militaire à celui d'aérodrome militaire avec utilisation civile. Le nombre de vols civils pourra plus que décupler, et passer de 800 à 8400 mouvements par an.

Après plusieurs années de discussions, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) a approuvé le règlement d’exploitation civil pour le trafic "vol à vue" de l'aérodrome militaire de Payerne. Et il a désigné la Communauté régionale de la Broye (COREB) comme exploitant civil du site.

Le règlement civil, qui complète le règlement militaire approuvé par le Département fédéral de la défense (DDPS) en juin 2012, définit les règles d'exploitation. Il s'agit notamment des conditions d'accès à l'aérodrome, telles que les procédures de décollage et d'atterrissage, et les horaires d'ouverture. Les nouvelles règles satisfont aux normes aéronautiques internationales en vigueur pour tout aérodrome civil, précise l'OFAC lundi dans un communiqué.

8400 mouvements

A terme, le site de Payerne sera en mesure d'accueillir jusqu'à 8400 mouvements par année. Leurs émissions sonores ont déjà été prises en compte dans le cadastre du bruit promulgué par le DDPS.

La complexité du contexte, due à l'environnement mixte militaire et civil, a exigé une coordination étroite de tous les partenaires concernés, avec comme objectif final une exploitation sûre de l'aérodrome, précise l'OFAC. Au niveau militaire, le nombre maximum de mouvements de jets est fixé à 11'000 par année et le cadastre du bruit devient contraignant.

Recours possible

Au départ, le DDPS avait prévu 13'900 mouvements. La mise à l'enquête du cadastre du bruit intégré dans le règlement militaire avait suscité 104 oppositions, que le DDPS a rejetées sur la base d'une pesée d'intérêts.

Seule une commune, Morens (FR), n'a pas retiré son opposition, inquiète des nuisances supplémentaires causées par les vols civils. Un recours - d'une commune ou de particuliers - peut être déposé dans les 30 jours auprès du Tribunal administratif fédéral.

/SERVICE


Actualisé le

 

Actualités suivantes