Affaire Mörgeli: 600 scientifiques critiquent l'Uni de Zurich

Environ 600 scientifiques suisses et étrangers ont publié vendredi une annonce dans la "Neue Zürcher Zeitung" (NZZ) pour critiquer l'Université de Zurich (UZH) et sa gestion de l'affaire Mörgeli. Ils demandent une enquête sur les dysfonctionnements à l'Institut d'histoire de la médecine.

Ces dysfonctionnements sont connus de la direction depuis des années, peut-on lire dans l'annonce publiée vendredi. Il faut non seulement les examiner, mais aussi publier tous les documents nécessaires.

Les signataires exigent que la collaboratrice de l'Institut d'histoire de la médecine Iris Ritzmann soit réintégrée comme professeur au sein de l'UZH. Elle a été licenciée dans le cadre de l'affaire liée au conseiller national UDC Christoph Mörgeli pour avoir transmis un rapport interne au "Tages Anzeiger", selon la direction de l'université.

Accès à des métadonnées

Les scientifiques estiment aussi que le public a le droit de savoir si le Ministère public zurichois a pu avoir accès à des métadonnées des courriels et des contacts téléphoniques de membres de l'UZH. Selon eux, la démission mercredi du recteur Andreas Fischer ne résout pas les problèmes.

Christoph Mörgeli a été licencié avec effet immédiat à fin septembre 2012 de son poste de conservateur du Musée d'histoire de la médecine de l'UZH. Il se dit victime d'un complot politique et a fait recours contre son licenciement.

Il accuse de "mobbing" son supérieur Flurin Condrau, entré en fonction en 2011. M. Condrau a été déchargé de son mandat de directeur de l'Institut d'histoire de la médecine à sa propre demande en novembre 2012 en raison du conflit avec Christoph Mörgeli.

Plaintes

L'Université a aussi porté plainte contre le conseiller national pour violation du secret de fonction. Elle lui reproche d'avoir révélé aux médias les noms des auteurs d'un rapport confidentiel au contenu peu flatteur pour M. Mörgeli.

L'élu UDC a de son côté porté plainte contre la conseillère nationale Kathy Ricklin (PDC/ZH), membre du Conseil de l'UZH. Elle aurait, selon M. Mörgeli, informé des journalistes au Palais fédéral sur la publication prochaine d'un communiqué de l'UZH attribuant de mauvaises notes à Christoph Mörgeli sur son encadrement des doctorants.

/SERVICE


Actualisé le