Blocher quitte le National pour lutter davantage contre l'UE

Christoph Blocher se retire fin mai du Conseil national. L'ancien conseiller fédéral UDC zurichois l'a annoncé vendredi sur son site internet teleblocher. Il veut se concentrer sur son combat sur la politique européenne et les votations à venir sur le sujet.

Le tribun ne veut plus gaspiller de temps au Parlement, où il faisait figure de champion d'absentéisme. Dans une vidéo, il déplore que le Parlement se soit bureaucratisé. Le banquier Thomas Matter devrait reprendre son siège.

Christoph Blocher se fixe deux priorités: empêcher "l'adhésion" de la Suisse à l'UE et faire respecter le "oui" à l'initiative sur l'immigration de masse.

Adhésion en douce

Selon le tribun zurichois, la principale menace contre la Suisse provient du rattachement institutionnel de la Suisse à l'UE avec la reprise automatique de droit étranger et la subordination de la Suisse à la Cour européenne de justice. L'objectif est de faire adhérer la Suisse à l'UE sans le dire ouvertement au peuple, accuse le conseiller national démissionnaire dans une lettre à son parti.

Pour se battre, Christoph Blocher présidera un "comité contre l'adhésion insidieuse à l'UE" (UE-Non), en cours de constitution.

Le vice-président de l'UDC craint aussi pour l'application fidèle le l'article constitutionnel contre l'immigration de masse. Selon lui, les signaux politiques donnés ne sont guère encourageants. Il faut se préparer préventivement à provoquer un nouveau scrutin populaire.

Bientôt absents des bancs du National, le tribun ne va guère s'éloigner de la coupole. Comme vice-président du parti, il continuera à siéger dans les organes du parti.

Un politicien "extraordinaire"

Christoph Blocher est "irremplaçable, et l'un des politiciens les plus extraordinaires des dernières décennies", a réagi vendredi Ueli Maurer (UDC). Le ministre de la défense a assuré qu'il n'était pas au courant des intentions du tribun zurichois.

Christoph Blocher a été élu au National en 1979 avant d'accéder en 2003 au Conseil fédéral pour en être évincé quatre ans plus tard. Il a fait son retour sur les bancs de la Chambre du peuple en 2011.

/ATS


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