Suisses tués: les causes du crash seront "difficiles à établir"

Une information judiciaire pour "homicides et blessures involontaires" a été ouverte après la mort de cinq Suisses dans l'accident de leur hélicoptère à Bart, dans le Doubs. Le pronostic vital des deux blessés de 45 et 56 ans, transportés l'un à l'hôpital de Besançon (F) et l'autre à Bâle, est engagé.

Six hommes et une femme, tous de nationalité suisse et âgés de 45 à 63 ans, étaient à bord de l'appareil. Hormis le pilote, elles sont membres de la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE): quatre chefs d'entreprise, le directeur de la fédération et son assistante. Le Conseil d'Etat vaudois, la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE) et le syndicat Unia Vaud ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes.

Couverture nuageuse

L'hélicoptère, un Eurocopter EC 130, a quitté Lausanne à 08h49. A 09h29, le pilote a "indiqué à la tour de contrôle qu'il attendait une ouverture de la couverture nuageuse pour effectuer son atterrissage", selon le récit du vice-procureur.

A 09h30, la balise de détresse de l'appareil s'est déclenchée, et l'hélicoptère est tombé près de l'aéroport de Montbéliard, dans le jardin d'une famille qui prenait son petit déjeuner. L'alerte a été rapidement déclenchée.

Les causes du crash, survenu par temps de brouillard, seront difficiles à établir, a souligné le magistrat, qui a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "homicides et blessures involontaires".

"Comme une pierre"

D'après des témoins, "l'hélicoptère est tombé comme une pierre", a rapporté le maire de Bart, Pierre Schlatter. Les enquêteurs "supposent" que le pilote est mort dans l'accident, car une licence de vol a été retrouvée sur l'une des personnes décédées.

Un inspecteur de la police scientifique vaudoise s'est rendu sur place. Il est accompagné de la police judiciaire fédérale, a indiqué la police vaudoise.

Eléments d'enquête accessibles

Enquêteur dans le domaine de l'aviation au Service d'enquête suisse sur les accidents (SESA) , Michael Flückiger a indiqué qu'il avait déjà eu des contacts avec ses collègues français. En raison d'un accord, les Français sont compétents dans cette enquête, la Suisse y est toutefois associée en tant que partenaire des autorités.

L'appareil n'a pas pris feu après le crash, "donc nous devrions pouvoir trouver tous les éléments nécessaires à l'enquête, ainsi que des enregistreurs des vols, s'il y en avait", a commenté Lionel Pascal.

/ATS


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