Conseil fédéral et partis plaident pour la cohésion nationale

La cohésion nationale est essentielle après la votation de dimanche sur l'immigration. A l'issue des entretiens de Watteville, Conseil fédéral et partis gouvernementaux ont insisté sur le respect des deux camps et la nécessité de trouver une solution pour respecter la volonté populaire.

La rencontre a été très utile, a estimé le président de la Confédération Didier Burkhalter en réponse aux questions de plusieurs médias. Selon lui, tous les partis ont apporté leur soutien à la stratégie du gouvernement et leur relation avec l'exécutif est plus importante que jamais pour la mise en oeuvre de l'initiative.

Il s'agit désormais de trouver des solutions, pas de refaire la campagne et d'évoquer les responsabilités des uns et des autres, a ajouté le président du PS Christian Levrat. Les discussions ont porté sur le cadre général de politique intérieure et extérieure, aucune proposition d'application technique n'a été abordée, a-t-il précisé.

Aucune décision n'a encore été prise. Le gouvernement décidera dans quelques semaines dans quelle direction il voit une possibilité pour créer une nouvelle relation stable et durable avec l'Union européenne, a répété M. Burkhalter. La cohésion nationale est indispensable pour trouver une solution, il faut rester lucide et faire preuve de "calme actif".

Pas de boycott

Parallèlement à l'élaboration d'un projet de loi, le gouvernement reste convaincu qu'une révision de l'accord sur la libre circulation est possible. En attendant, pas question de boycotter ou de mettre un coup d'arrêt à des négociations en cours, a précisé le président de la Confédération.

Il faut éviter les réactions brutales et aller de l'avant avec toutes les négociations pour parvenir à une vue d'ensemble, a-t-il expliqué. Comme toutes les représentations diplomatiques, les conseillers fédéraux multiplient les contacts avec l'UE.

Lundi, la ministre de justice et police Simonetta Sommaruga profitera d'une réunion de l'OSCE à Vienne. Didier Burkhalter n'ira en revanche pas à Rome en raison de la chute du gouvernement d'Enrico Letta. "Cela n'aurait de toute façon pas permis un contact très utile car dès la démission, le gouvernement n'expédie plus que les affaires courantes", a-t-il précisé.

Sa visite à Berlin mardi est maintenue. Le Neuchâtelois espère aussi pouvoir se rendre bientôt à Paris. Mais tout est ouvert. Si ce n'est possible, des contacts seront pris par téléphone, a ajouté M. Burkhalter.

Désaccord sur la prévoyance vieillesse

Les entretiens de Watteville de vendredi étaient également consacrés à la réforme de la prévoyance vieillesse. Selon M. Levrat, aucun parti n'a contesté la nécessité d'une réforme ni la direction proposée. Mais le PDC et le PS tiennent à un paquet global tandis que le PLR et l'UDC voudraient procéder par étapes.

Outre le président de la Confédération, la délégation du Conseil fédéral comprenait aussi Simonetta Sommaruga, Doris Leuthard, Alain Berset et la chancelière Corina Casanova.

/ATS


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