Des expériences extracorporelles sont étudiées à l'EPFL

Lors d'expériences extracorporelles ("out of body experience"/OBE), la température de la peau baisse. C'est ce qu'ont constaté des chercheurs de l'EPFL qui ont perturbé les perceptions de 22 personnes en les confrontant à un avatar d'elles-mêmes en 3D.

L'équipe d'Olaf Blanke, de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), travaille depuis des années sur les OBE à l'aide de différents dispositifs perturbant la perception du corps. Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé un robot caressant les 22 personnes testées dans le dos ou sur les jambes.

Pendant ce temps, les cobayes étaient confrontés à une représentation d'eux-mêmes en 3D vus de dos. Sur cet avatar, des points rouges apparaissaient aux endroits caressés ou à d'autres endroits.

Les scientifiques vérifiaient où les personnes se situaient elles-mêmes, là où elles se trouvaient ou plus près de l'avatar. Une illusion a été constatée chez 70% d'entre elles.

En outre, les chercheurs ont mesuré pour la première fois une baisse de la température de la peau à divers endroits, située entre 0,006 et 0,014 degré, comme ils l'écrivent dans la revue "Frontiers in Behavorial Neuroscience".

Ces travaux, auxquels a également participé l'EPFZ, se déroulent dans le cadre du Pôle de recherche national "SYNAPSY - Mécanismes synaptiques de maladies mentales", soutenu par le Fonds national suisse. Ils visent à mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans la perception du corps.

On estime que 5% de la population environ a fait une OBE. De telles expériences peuvent découler de lésions cérébrales, de troubles psychiques, de prises d'hallucinogènes ou encore de rêves éveillés, voire d'expériences de mort imminente.

/SERVICE


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