Deux oursons nés en janvier s'ébattent près de Vallorbe (VD)

Deux oursons, nés en janvier, ont pointé le nez hors de leur tanière il y a une dizaine de jours à Juraparc au Mont d'Orzeires, près de Vallorbe (VD). King et Zoé, 12e et 13e petits de Georg et Ursina, s'€™épanouiront durant deux ans aux côtés de leur mère, alors que leurs soe“urs de la portée 2012 iront en Italie.

Ursina a été séparée de Georg après la période des amours l'été dernier. "Les ours circulant librement entre deux enclos, il nous a suffi d'attendre que la femelle se trouve seule dans le parc, où elle a pris l'habitude d'élire sa tanière en période de grossesse, et d'abaisser la trappe qui sépare les deux espaces, commente Olivier Blanc, propriétaire du parc animalier du Mont-d'Orzeires.

"Depuis l'arrivée des deux ours en 2002, nous avons toujours pratiqué ainsi. Cette attitude nous a été vivement recommandée par les experts animaliers qui ont contribué au développement de notre site", explique-t-il.

La formule fonctionne: en dix ans Georg, arrivé du zoo de Zagreb, et Ursina, venue du parc animalier de Langenberg dans le canton de Zurich, sont parents de treize oursons en cinq portées.

Avoir de la place

Avant l'accouplement des deux plantigrades, les responsables de Juraparc se sont toujours assurés d'avoir suffisamment de place pour permettre aux futurs oursons de grandir dans de bonnes conditions. Ils ont également vérifié de pouvoir placer les portées précédentes dans un autre parc animalier.

Kupa, le mâle de la première portée, vit toujours à Juraparc, tandis que huit oursons sont partis pour l'étranger: cinq en Allemagne et deux en Arabie Saoudite. Quant à Ben, le petit mâle de la portée 2012, il a gagné les Pyrénées. Ses deux soeurs partiront dans quelque temps en Italie pour rejoindre le parc national de La Majella dans les Abruzzes.

Voir les oursons

Pesant 300 grammes à la naissance et actuellement entre un et deux kilos, King et Zoé ont fait leurs premières sorties le 28 mars et se montraient encore hésitants. A leur décharge, la neige qui recouvrait encore l'enclos ne les incitait pas trop à quitter le confort de leur abri. Maintenant, la couche blanche a pratiquement disparu.

Les petits ours gagnent en assurance et leurs sorties sont plus nombreuses, même s'il faut parfois se montrer patient avant de les apercevoir. A Juraparc, les oursons ne croisent en principe jamais leur père, ce qui évite des drames comme celui du Dählhölzli à Berne, où les deux oursons, également nés en janvier, sont morts après avoir été malmenés par leur père.

/ATS


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