Dimanche 27 juillet 2014

Les titres de la presse de dimanche:

"Le Matin Dimanche":

La Suisse peut être, après avoir coopéré avec l'OCDE, "une place financière à l'avant-garde, stable, fiable, reconnue internationalement", affirme Jacques de Watteville, secrétaire d'Etat aux questions financières internationales. Le diplomate rappelle que Berne ne vit pas en autarcie. "Voulons-nous être une place offshore opérant dans une zone grise, soumise constamment à des pressions et à des sanctions?", s'interroge-t-il, avant d'affirmer que la Suisse n'est pas "une île perdue au milieu des océans". Elle est "une puissance économique importante" et "la sécurité juridique est cruciale pour les investisseurs".

"Le Matin Dimanche":

L'impact d'une caisse publique sur les empois de l'assurance maladie ne met personne d'accord. Pour les assureurs, la facture sera salée, alors que les initiants tablent sur une opération blanche. Les caisses maladie articulent le chiffre de 2800 suppressions de postes plein temps (4000 personnes) si le "oui" devait l'emporter le 28 septembre. Sur les 12'500 personnes qui sont aujourd'hui actives dans le domaine de l'assurance maladie en Suisse, 8500 pourraient être récupérées par la caisse publique, mais 4500 d'entre elles seraient mal réparties sur le territoire. La faîtière des assureurs Santésuisse juge ces projections "plausibles".

"Le Matin Dimanche":

Depuis avril, les petites installations solaires (jusqu'à 10kW) peuvent être payées jusqu'à 30% de l'investissement par la Confédération. Cette aide unique, plus simple que l'ancien système de rachat du courant au prix coûtant (RPC), semble séduire. Agena et Solstis, deux des principaux installateurs romands, enregistrent dans ce segment une augmentation de la demande de 30 à 50%. Swissgrid, qui centralise les dossiers pour toute la Suisse, en a reçu 1200 nouveaux en juin, un record situé 20% au-dessus de la moyenne mensuelle. Toutefois, le traitement reste lent: les privés ayant déposé une demande pour la RPC ont été mis sur une liste d'attente comptant fin juin 20'000 petits projets, certains attendant une décision depuis plus de 4 ans.

"Le Matin Dimanche":

La plus importante réalisation de cette décennie sur sol européen, le "Hellinikon Project", verra le jour au sud d'Athènes, au bord de la Méditerranée. Ce projet, qui démarrera en 2016, sera financé à 100% par des investisseurs privés. Après plus de deux ans de négociations liées à un appel d'offres, Lamda Development vient d'arracher l'affaire auprès du Hellenic Republic Asset Development Fund, l'institut public grec qui gère les propriétés foncières et entrepreneuriales du pays. L'entreprise en charge du chantier a pour cela offert 915 millions d'euros (1,1 milliard de francs). Or 60% de Lamda Development sont détenus par Spiro Latsis, homme d'affaires gréco-genevois de la famille éponyme, établie depuis les années 1970 à Genève et devenue suisse.

"SonntagsZeitung":

La coopération entre observateurs de l'OSCE et séparatistes sur le site du crash aérien dans l'est de l'Ukraine est "meilleure, bien que toujours compliquée". Le Suisse Alexander Hug, numéro deux de la mission de l'OSCE en Ukraine, relève que ces contacts participent à la désescalade des tensions. "Aussitôt que le crash aérien est évoqué dans les discussions, tout devient très sensible", poursuit-il, ajoutant que les parties ont à présent des contacts quotidiens afin d'assurer l'accès des observateurs au site. Dans le même but, des trêves temporaires ont lieu plusieurs fois par jour. "Cette situation génère certains faisceaux en vue d'une stabilisation", relève le Suisse. "C'est très positif."

"SonntagsZeitung":

Environ quinze mois avant les prochaines élections fédérales, l'UDC lorgne sur une nouvelle initiative restreignant l'asile. Les requérants qui viennent depuis des pays sûrs ne devraient plus obtenir l'asile en Suisse, souligne Adrian Amstutz, chef du groupe parlementaire UDC. Les étrangers qui viennent en Suisse depuis un pays sûr et sans y être poursuivis ne devraient se retrouver que face à une procédure de renvoi, affirme le conseiller national. Par exemple, les personnes venant depuis l'Italie ne devraient plus pouvoir obtenir l'asile, ajoute-t-il.

"NZZ am Sonntag":

L'ambassadeur de l'Union européenne (UE) en Suisse Richard Jones répond aux attaques de l'UDC, qui assure que le rejet par l'UE de nouvelles négociations sur la libre circulation viole le traité. "Il n'y a aucune obligation de donner suite à une demande de révision par l'une des parties", souligne-t-il. Même s'il existe bien une clause en ce sens, "il faut un consensus des deux parties pour décider de changements". La Suisse a d'ailleurs déjà rejeté des demandes de négociations faites par l'UE, fait remarquer l'ambassadeur. La bâloise Christa Tobler, professeur de droit européen, confirme les dires de M. Jones: "il n'existe pas d'obligation de négocier".

"SonntagsBlick"/"Ostschweiz am Sonntag"/"Zentralchweiz am Sonntag":

L'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi s'indigne au sujet du crash de l'avion de Malaysia Airlines dans l'est de l'Ukraine. "Ce n'est pas excusable", lance-t-il. Au niveau plus large du conflit ukrainien, il accuse Moscou: "la Russie doit arrêter tout de suite de jouer avec le feu et se soucier d'apporter à nouveau la paix dans la région en coopérant avec les organisations internationales et ses voisins". D'après l'ancien ministre de la défense et du sport, le Mondial 2018 en Russie risque d'être compromis: la FIFA est "dans une sale situation" si Moscou est reconnue parmi les coupables du crash en Ukraine. Dans ce cas, le retrait de la Coupe du monde serait "bien plus efficace que les sanctions", ajoute M. Ogi.

/ATS


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