Droits de l'homme: Burkhalter réclame "une volonté politique"

Didier Burkhalter a ouvert mardi à Berne la conférence de l'OSCE sur la protection des défenseurs des droits de l'homme. Selon le chef de la diplomatie suisse, mettre en oeuvre les lois dans ce domaine requiert "avant toute chose une volonté politique".

"Le problème en matière de protection des droits de l'homme n'est pas dû à un manque de normes, mais à des lacunes dans leur mise en oeuvre", a déclaré M. Burkhalter. Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s'est exprimé en ouverture de cette conférence qui a réuni plus d'une centaine de personnes à Berne, des diplomates ou des représentants de diverses organisations.

Le regard tourné vers l'Ukraine

Le Neuchâtelois, qui assure cette année la présidence tournante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a souligné l'importance du rôle joué par les défenseurs des droits de l'homme. "Non seulement ils méritent notre respect et soutien, mais ils en ont besoin".

A ce titre, le président de la Confédération a salué "l'important travail" rempli par la mission d'observation de l'OSCE en Ukraine. "Ce sont les yeux et les oreilles de la communauté internationale", a ajouté Didier Burkhalter, qui a à nouveau exigé la libération des observateurs détenus par des insurgés dans l'est du pays.

Vingt ans après Budapest

Cette conférence intervient vingt ans après l'élaboration du Document de Budapest. Lors d'un sommet dans la capitale hongroise, les membres de l'OSCE avaient officiellement reconnu le rôle joué par les défenseurs de droits de l'homme et la nécessité de les protéger.

Mardi à Berne, la présidence suisse de l'OSCE a indiqué que cette conférence est l'occasion de souligner et de renouveler une volonté politique de mieux protéger les défenseurs des droits de l'homme. La Suisse se doit de montrer l'exemple dans le domaine des droits humains, a précisé le conseiller fédéral lors d'un point de presse.

La conférence a été mise sur pied avec l'aide de la Serbie, qui présidera l'OSCE l'an prochain. Au terme de deux jours de discussions, la présidence suisse et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme, une antenne de l'OSCE, comptent lancer des directives.

/ATS


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