En cas d'accident, l'approvisionnement en eau potable est menacé

Si une catastrophe nucléaire de l'ampleur de Fukushima se produisait à Gösgen (SO), l'eau contaminée de l'Aar mettrait une heure pour atteindre Aarau, qui puise son eau potable dans la rivière. C'est l'un des constats d'une étude mandatée par l'Association trinationale de protection nucléaire (ATPN).

De l'eau radioactive provenant de Leibstadt (AG) atteindrait Rheinfelden (AG) dans les mêmes délais et toucherait Bâle après 14 heures. L'étude conduite par l'Eco-Institut de Darmstadt (D) et présentée à Bâle porte sur les risques d'une catastrophe nucléaire pour l'approvisionnement en eau potable.

Les points d'eau en amont des centrales ne seraient pas épargnés. Les lacs de Zurich, de Constance et des Quatre-Cantons pourraient être contaminés par de la pluie radioactive. L'eau potable ne pourrait plus y être puisée pendant des semaines, voire des mois.

Selon l'ATPN, les plans d'urgence actuels ne prennent pas suffisamment en compte l'approvisionnement en eau potable. Le président de l'association Jürg Stöcklin appelle l'Inspectorat fédéral de la sécurité nucléaire (IFSN) à baser son nouveau scénario de référence sur une catastrophe de l'ampleur de Fukushima.

Nouvelles mesures "raisonnables"

Un groupe de travail a examiné des scénarios de référence similaires à Tchernobyl et Fukushima, a rappelé à l'ats David Suchet, porte-parole de l'IFSN. Il a conclu qu'il serait "raisonnable" de les prendre en compte pour planifier des mesures de protection. La balle est maintenant dans le camp de l'Etat-major fédéral.

La seule solution pour une sécurité durable est de débrancher les centrales atomiques suisses, conclut l'ATPN. Les membres de l'ATPN sont 105 communes, dont 30 suisses, proches des centrales de Beznau (AG), Leibstadt (AG) et Fessenheim (F).

/ATS


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