Enlèvement à Payerne: la mort de la jeune femme soulève l'émotion

La mort de la jeune femme enlevée mardi à Payerne et dont le corps a été retrouvé mercredi à Châtonnaye, suscite une très vive émotion. Elle pose de nombreuses questions sur la procédure qui a permis à "un prédateur sexuel d'être dans la nature". Une enquête administrative a été ordonnée."Nous sommes solidaires avec la famille (de Marie), avec les proches. Nous sommes choqués, bouleversés," a déclaré la conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro. "Nous allons faire toute la lumière pour que Marie ne soit pas partie en vain", a-t-elle affirmé."Il faudra expliquer au Conseil d'Etat comment il se fait qu'un prédateur sexuel est dans la nature", a ajouté la cheffe du Département de la sécurité et de l'environnement. La conseillère d'Etat Béatrice Métraux a promis des informations très rapides sur le parcours de cet homme de 36 ans, déjà condamné à 20 ans de prison en 2000 pour enlèvement, viol et assassinat de sa petite amie deux ans auparavant.Enquête administrativeLe Tribunal cantonal vaudois a quant à lui ordonné une enquête administrative. Elle sera confiée à un expert extérieur car autrement "ce ne serait pas crédible", a annoncé son président Jean-François Meylan.Il a relevé que la décision prise le 14 janvier 2013 par le juge d'application des peines d'accorder l'effet suspensif au ravisseur n'était "pas adéquate".Le ravisseur avait été mis aux arrêts domiciliaires en août 2012, puis réincarcéré le 23 novembre suite notamment à des propos pornographiques sur un site Internet, avant d'être remis aux arrêts domiciliaires le 14 janvier.Repéré par un hélicoptèreLe véhicule du ravisseur a été repéré par un hélicoptère de l'armée mardi après-midi, permettant son arrestation par la police fribourgeoise. Transféré à Lausanne, l'homme a avoué où il avait laissé le corps de la victime.Vers 03h00, la police l'a découvert près de Châtonnaye (FR). Aucune information supplémentaire n'a été donnée sur la façon dont elle est morte, mais les enquêteurs ont pu exclure l'usage d'une arme.L'homme devait porter un bracelet électronique, appareil non équipé d'un GPS à l'heure actuelle. Lorsqu'il a tué la jeune femme, le ravisseur n'était pas dans une situation déclenchant une alarme. Il s'est débarrassé du bracelet peu après l'enlèvement. /SERVICE


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