Erasmus et accord sur la recherche scientifique pas encore enterrés

Des espoirs apparaissent pour relancer la participation suisse aux programmes européens sur la recherche scientifique "Horizon 2020" et la formation "Erasmus+". La commission de politique extérieure du Conseil des Etats soutient la stratégie que lui a exposée le Conseil fédéral.

Le gouvernement veut découpler les négociations de la libre circulation. Bruxelles a gelé les négociations sur la recherche et la formation après que Berne a annoncé son refus de signer l'accord étendant la libre circulation avec la Croatie.

La Commission européenne a fait un lien politique, mais il n'y a pas de lien formel ni matériel entre les accords sur la formation et la recherche et la libre circulation, a expliqué le vice-président la commission parlementaire Christian Levrat (PS/FR).

La commission espère que le découplage redonnera une marge de négociation, a précisé le président Felix Gutzwiller (PLR/ZH). Selon M. Levrat, cet espoir n'est ni irréaliste, ni déraisonnable. L'initiative prévoit des délais transitoires de trois ans et l'UE n'a donc pas besoin de se précipiter.

Les deux accords sont en outre dans l'intérêt de la Suisse, mais aussi de l'UE. En particulier pour la recherche, Bruxelles n'a aucun intérêt à isoler la Suisse du reste de l'Europe, il faut protéger la recherche à l'échelle du continent.

Plan B

En attendant, il est important que les chercheurs et les étudiants souhaitant participer à Erasmus envoient leurs dossiers dans les délais et n'annulent pas de séjour. La commission soutient aussi le projet de plan B du Conseil fédéral visant à garantir de manière transitoire la mobilité des étudiants via des crédits déjà alloués, a précisé M. Gutzwiller.

Elle s'est encore penchée sur la participation aux programmes culturels de l'UE. Par 7 voix contre 1, elle a donné son aval au mandat de négociations sur le programme Média, lui aussi suspendu par Bruxelles.

/ATS


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