Immigration: le chef de l'Usam plaide pour des quotas différenciés

Le président de l'Usam, Jean-François Rime, plaide pour des contingents de travailleurs différenciés selon les branches, après l'acceptation de l'initiative anti-immigration. Le conseiller national UDC estime qu'il faut revenir aux permis de travail limités dans le temps.

Les Suisses "n'ont pas nécessairement dit non à la libre circulation", déclare Jean-François Rime dans une interview diffusée dans la "Tribune de Genève" et "24 Heures". Ils voulaient lutter contre "le regroupement familial qui explose" et "les abus dans l'aide sociale", explique le démocrate du centre fribourgeois.

"Moins de 50% de l'immigration est motivée par les besoins de l'économie", affirme le président de l'Union suisse des arts et métiers (Usam). Le Gruérien pointe également le problème de la sous-enchère salariale, "très fort au Tessin".

Pour répondre aux demandes de l'économie, il préconise "des quotas différents selon les catégories et selon les besoins". "La priorité doit être donnée aux gens qualifiés, voire hautement qualifiés", explique-t-il.

Permis B et C

Pour des secteurs comme l'agriculture ou la construction, "nous devons revenir à une solution des permis limités" saisonniers ou de courte durée, qui peuvent se transformer en permis B ou C après quelques années, selon lui.

M. Rime reconnaît toutefois que "la libre circulation est confortable pour l'économie", mais l'initiative de l'UDC "contre l'immigration de masse" prévoit des contingents "fixés en fonction des besoins de l'économie".

Le patron de l'Usam admet en outre que son organisation n'a pas de plan pour la suite. "Personne n'avait pensé, il y a trois semaines encore, qu'un 'oui' passerait", a-t-il indiqué. Face aux enjeux, il dit l'Usam prête à apporter sa contribution.

/ATS


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