Jean-Charles Legrix juge que l'appartenance à l'UDC a joué un rôle

Le conseiller communal Jean-Charles Legrix, privé de ses attributions par ses collègues de l'exécutif chaux-de-fonnier, estime que son appartenance à l'UDC a joué un très grand rôle dans la tournure des événements. "Je suis UDC et je dérange", a expliqué l'élu au quotidien "Le Temps".

Le Conseil communal lui a retiré son dicastère des infrastructures après avoir pris connaissance d'un audit l'accusant de s'être livré à du harcèlement moral sur certains collaborateurs. "Je ne terrorise personne", affirme M. Legrix qui souligne que ce rapport est basé en partie sur des "témoignages calomnieux" qui n'ont pas été vérifiés. Il reconnaît toutefois être exigeant et n'avoir pas beaucoup de patience.

Jean-Charles Legrix estime que la décision des quatre membres du Conseil communal a été prise sur un coup de tête et est complètement disproportionnée. "Mes collègues se sont ligués contre moi sans attendre que l'auteure de l'audit ne retouche son rapport pour tenir compte de mes objections".

Plainte

Mis en cause par cet audit, Jean-Charles Legrix va prendre un avocat et promet d'attaquer à son tour ceux qui l'accusent. "On m'a retiré mes dossiers, mais je vais continuer à participer aux séances du Conseil communal et du Conseil général comme j'en ai le droit", a-t-il souligné dans l'entretien au "Temps". Il a réaffirmé qu'il ne démissionnera pas. Il continuera aussi à percevoir son salaire.

La section de l'UDC de La Chaux-de-Fonds maintient sa confiance "absolue" envers Jean-Charles Legrix et lui promet son appui. Dans un communiqué publié ce week-end, elle estime qu'il y a dans cette affaire des considérations politiques et que celles-ci doivent être étayées et démontrées.

L'expertise, demandée en mai par Jean-Charles Legrix lui-même, pour faire la lumière sur des dysfonctionnements dans son dicastère, n'a pas été publiée en raison de la protection de la personnalité.

/SERVICE


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