L'Hospice du Grand-Saint-Bernard recherche 4,7 millions de francs

L'Hospice du Grand-Saint-Bernard a besoin d'un lifting. Les chanoines espèrent réunir 4,7 millions de francs d'ici la fin 2017 pour réaliser des travaux urgents, mais aussi pour développer des projets. Quelque 1,7 million de francs ont d'ores et déjà été trouvés.

La recherche de fonds a débuté à l'automne 2013. Elle a bien marché puisque 1,7 million de francs environ ont été engrangés. Il s'agit de dons de particuliers, de communes, de mécènes et de plusieurs fondations et organisations, a indiqué vendredi à la presse le comité de recherche de fonds.

Restent quelque 3 millions de francs à trouver d'ici fin 2017. L'argent servira à financer des travaux urgents pour l'hospice perché à 2500 mètres d'altitude: amenées d'eau et d'électricité, façades, fenêtres ou encore sécurité incendie.

Câble de 1962

Le câble électrique reliant le tunnel du Grand-Saint-Bernard à l'hospice date de 1962. Il ne correspond plus aux normes et son remplacement revient à lui seul à 500'000 francs, explique le chanoine José Mittaz, prieur de l'hospice.

Quant aux façades, elles sont classées aux monuments historiques alors que les 120 fenêtres du bâtiment sont chacune des pièces uniques et doivent être faites sur mesure. La facture de l'ensemble des travaux urgents s'élèvera à 1,7 million de francs environ.

Auberge et terroir

Les chanoines comptent aussi mener à bien des "projets audacieux". Ils ont ainsi déjà renouvelé la muséographie du "Trésor" qui rassemble des objets liturgiques allant du XIe siècle à nos jours.

Quelque deux millions de francs serviront à financer la nouvelle auberge reliée par une passerelle à l'hospice. Cet hôtel-restaurant a été exploité durant près de 90 ans par des gérants indépendants.

Dès cet été, il fera partie intégrante de l'hospice. Sa rénovation est menée par étapes. Un projet de Maison des Terroirs est également planifié pour ces prochaines années.

Christophe Darbellay président

La recherche de fonds est menée par un comité présidé par un enfant de la vallée: Christophe Darbellay. Le conseiller national et président du PDC Suisse dit n'avoir pas hésité longtemps à s'engager pour l'hospice où sa grand-maman fut servante durant la première Guerre mondiale.

Les montants à réunir d'ici 2017 n'effraient pas les chanoines: "Cela fait mille ans que l'hospice vit grâce aux autres", relève avec confiance le prieur José Mittaz. Quant au prévôt de la congrégation, Jean-Marie Lovey, il pourrait bien admirer l'hospice rénové depuis la capitale, tant son nom est fréquemment évoqué comme futur évêque de Sion.

/ATS


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