L'encaveur Dominique Giroud blanchi dans le volet Saint-Saphorin

Dominique Giroud n'a pas vendu de Saint-Saphorin coupé avec du fendant, selon la justice vaudoise qui a classé l'affaire. Le Parquet estime que les 100'000 bouteilles commercialisées avaient un contenu conforme à la législation. Le dossier est définitivement clos.

"On m'accuse à tort d'avoir trafiqué mes vins pour m'enrichir. Aujourd'hui, après une enquête exhaustive, le Ministère public vaudois m'innocente: il n'y a jamais eu de fendant dans du Saint-Saphorin commercialisé par mes soins", a déclaré mercredi Dominique Giroud, seul habilité à communiquer sur le fond de l'affaire.

Le procureur Yvan Gillard, qui était chargé de l'enquête, a confirmé à l'ats "avoir rendu une ordonnance de classement il y a une dizaine de jours. Cette décision est aujourd'hui définitive et exécutoire", a-t-il dit sans donner davantage de précisions.

L'affaire remonte à 2006, lorsque l'encaveur valaisan a commercialisé un lot de 100'000 bouteilles de Saint-Saphorin. "C'était la première fois qu'un Valaisan distribuait du vin vaudois à large échelle, alors que l'inverse est fréquent", a observé dans un communiqué Marc Comina, porte-parole de Dominique Giroud.

Deux autres procédures

En 2009, un vigneron vaudois a déposé une plainte pénale pour usage abusif de sa raison sociale. Deux ans plus tard, malgré le retrait de la plainte, le Parquet vaudois a continué ses investigations pour déterminer l'origine du vin commercialisé.

L'enquête ouverte pour escroquerie, falsification de marchandises et infraction à la loi fédérale sur la concurrence déloyale a abouti à un classement. Selon ce document, "les 100'000 bouteilles de Saint-Saphorin avaient un contenu conforme à la législation applicable" à cette époque, écrit le porte-parole.

Dominique Giroud rappelle qu'il n'a jamais été condamné pour ses "pratiques oenologiques". Dans le canton de Vaud, une procédure est pendante devant le Tribunal cantonal concernant un dossier fiscal. A Genève, il est visé, avec trois autres personnes, par une procédure pour piratage informatique d'ordinateurs, notamment de journalistes.

/ATS


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