L'exécutif de La Chaux-de-Fonds (NE) a siégé dans le calme

L'exécutif de La Chaux-de-Fonds (NE) a siégé mercredi pour la première fois depuis la mise à l'écart du conseiller communal UDC Jean-Charles Legrix. La séance s'est déroulée dans le calme, en présence de l'élu destitué de ses fonctions après la publication d'un audit l'accusant de s'être livré à du harcèlement moral sur certains collaborateurs.

"La journée n'aurait pas pu mieux se passer", a déclaré à l'ats Jean-Charles Legrix à l'issue de la séance. L'ambiance était "cordiale, respectueuse et chacun a pu s'exprimer sans aucune tension, comme si rien n'était arrivé".

La communication avec lui se passe bien, a confirmé le président du Conseil communal Pierre-André Monnard, interrogé par la télévision neuchâteloise Canal Alpha. M. Legrix a son temps de parole, comme chacun des conseillers communaux, a-t-il précisé.

Lors de la séance, la nouvelle organisation transitoire du Conseil communal a été entérinée "en toute harmonie", selon M. Monnard. La répartition entre les quatre autres membres du gouvernement des services relevant du département des infrastructures de l'élu UDC sera communiquée jeudi.

Démission exclue

L'exécutif lui a demandé s'il était d'accord de renoncer aux fonctions qu'il occupe au sein de différentes sociétés anonymes. "Je leur ai répondu que c'était hors de question", a affirmé M. Legrix.

Selon lui, le Groupe E ne s'est pas opposé à son mandat d'administrateur, qui dépend des services industriels Viteos, dont il préside le conseil d'administration. Le Conseil communal n'a pas la compétence de le démettre.

Durant la séance, M. Legrix a également présenté les dossiers que ses collègues défendront à sa place mardi devant le législatif.

L'UDC temporise

La section de l'UDC de La Chaux-de-Fonds devait quant à elle se réunir mercredi soir en séance ordinaire, également en présence de Jean-Charles Legrix, a indiqué à l'ats son président Florian Robert-Nicoud. Elle discutera avec lui des "nouveaux éléments".

Si les faits qui lui sont reprochés dans l'audit s'avèrent véridiques, la section "prendra toutes les mesures nécessaires" en vue de l'exclure de la section. "Politiquement, nous ne pouvons pas tolérer" qu'un conseiller communal soit payé pour participer aux séances alors qu'il a été destitué de ses fonctions.

Mais il est trop tôt pour prendre une décision. "Nous attendons que toute la lumière soit faite" sur cette affaire, affirme Florian Robert-Nicoud, renvoyant à la procédure pénale en cours suite à la plainte pour diffamation et calomnie annoncée par Jean-Charles Legrix. L'intéressé se dit "on ne peut plus serein" par rapport à cette séance.

/SERVICE


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