La production des sapins de Noël suisses ne sera plus subventionnée

La part de sapins de Noël d'origine suisse pourrait se réduire dès l'an prochain. Avec la nouvelle politique agricole qui entre en vigueur le 1er janvier, la production du roi des forêts ne sera plus subventionnée.

Même si les montants ne sont pas astronomiques, la rentabilité de la culture de sapins de Noël en prend un coup, au point de pousser certains agriculteurs à abandonner ce créneau. Les paysans constituent la majorité des 500 à 600 producteurs en Suisse.

Dans les années 1990, l'Etat les avait encouragés à se diversifier, car à l'époque il fallait lutter contre la surproduction de nombreux aliments. Il avait ainsi introduit une subvention de 900 francs par hectare cultivé et par année.

Vingt ans plus tard, la situation est diamétralement opposée, à l'image du lait qui engendrait jusqu'il y a peu des montagnes de beurre et dont la production a chuté ces derniers mois. Le souci de la Confédération dans sa politique agricole est désormais de garantir l'auto-approvisionnement alimentaire.

Il s'agit donc d'utiliser le plus efficacement possible les surfaces cultivables, explique l'Office fédéral de l'agriculture dans sa réponse à une lettre de la Communauté d'intérêts des producteurs de sapin de Noël IG Suisse Christbaum, que cette dernière publie sur son site internet. Les producteurs s'étaient inquiétés de leur sort l'an dernier déjà alors que la nouvelle politique agricole était discutée au Parlement.

20'000 francs perdus au plus

Les montants en jeu sont relativement modestes et ne devraient pas menacer l'existence de producteurs, rassure Philipp Gut, directeur d'IG Suisse Christbaum, revenant mardi sur une information de la radio RTS La Première. Les plus grands d'entre eux, une vingtaine d'agriculteurs dont la culture des sapins représente une ressource complémentaire, y perdront entre 10'000 et 20'000 francs par an, précise-t-il.

Ceux-ci devraient assez facilement remplacer le sapin par un produit qui contribue à assurer l'auto-approvisionnement alimentaire. Pour la grande majorité des producteurs, le manque à gagner dû à l'arrêt des subventions n'excédera pas 1000 à 2000 francs. La surface qu'ils cultivent est en effet de l'ordre d'un à deux hectares.

/ATS


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