Le loup de la Vallée de Conches (VS) ne sera pas tué pour l'heure

Le loup qui a tué 28 moutons en moins d'un mois dans la Vallée de Conches (VS) ne sera pas mis à mort pour l'heure. Selon l'Office fédéral de l'€™environnement (OFEV), les critères qui permettraient de le tuer ne sont pas remplis car les ovins n'étaient pas assez protégés. Le grand Conseil valaisan a de son côté adopté une résolution pour un Valais sans loup.

Dans un cas, l'enclos des moutons attaqués par le loup M35 n'était pas correctement clôturé. Dans l'autre, les animaux paissaient sans surveillance sur un pâturage boisé impossible à protéger.

Dans ce type de situations, le "plan loup" de la Confédération n'autorise pas le tir d'un animal. Selon ce concept, le prédateur peut être tué s'il a dévoré au moins 35 animaux de rente pendant quatre mois consécutifs ou au moins 25 en un mois, pour autant que les éleveurs aient pris des mesures de prévention que l'on peut raisonnablement exiger d'eux.

Alpages difficiles à protéger

Les autorités valaisannes ont fait valoir en vain que les conditions étaient réunies pour tuer le loup. Elles ont notamment expliqué que le canton et les éleveurs se sont concentrés sur la protection des alpages par le biais d'un plan établi en collaboration avec la Confédération.

Selon ce plan, la majorité des alpages de la Vallée de Conches ne sont pas protégeables.

Le Valais critiqué

L'OFEV estime que le canton ne conseille pas assez bien les éleveurs. Dans la plupart des cantons où la présence du loup est avérée, les mesures nécessaires ont été prises et les dommages causés aux animaux de rente sont minimes.

Les attaques du loup étaient vendredi au coeur de plusieurs interventions urgentes au parlement valaisan. Les députés du Haut-Valais ont fait part de leur ras-le-bol. "Si les discussions avec la Confédération ne mènent à rien (...) la question sera réglée sur le plan local", a menacé Manfred Schmid (PDC).

Le chrétien-social Frank Wenger était lui porteur avec son groupe d'une résolution urgente demandant que "le loup soit supprimé sans délai. Le canton du Valais doit devenir une zone d'exclusion des loups, conformément à la requête des communes de Conches".

Le Conseil d'Etat s'est engagé à intervenir "dans le cadre de la légalité". La résolution urgente a été adoptée par 77 voix contre 14 et 4 abstentions.

/SERVICE


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