Le référendum contre le fonds de financement du Gripen est lancé

Neuf milliards de francs seront investis par la gauche pour combattre l'avion de combat Gripen. Le comité composé du PS, des Verts, du PCS et du GSsA compte déposer son référendum avant Noël. Les Vert'libéraux seront de la partie au sein d'un comité bourgeois. La récolte des signatures a débuté mardi.

L'acquisition des 22 jets du constructeur suédois Saab est budgétée à 3,126 milliards de francs. Les partisans du Gripen ont toujours fait valoir un bon rapport qualité-prix.

Or si l'on tient compte des frais de développement et d'entretien de ces avions, la facture totale atteindra 9 milliards, sans tenir compte des risques de change liés à l'inflation suédoise, a affirmé devant les médias à Berne Adèle Thorens, co-présidente des Verts suisses.

Cet argent manquera pour la formation, les transports publics ou le social, a renchéri sa collègue socialiste Evi Allemann (BE). Tout le monde ne doit pas faire des économies pour que "quelques fans des forces aériennes voient leur rêve se réaliser".

Avion en papier

Pour illustrer sa campagne, la comité a choisi un avion en papier glissé dans une urne. Contrairement aux précédents jets que la Suisse a acheté, le Gripen E n'existe pas encore dans sa version opérationnelle. "Nous ne voulons pas de cet avion-maquette", a critiqué Marius Achermann, président du parti chrétien-social (PCS).

De plus, avec les 33 FA-18 actuels, l'espace aérien est suffisamment protégé. L'ancien conseiller national écologiste Josef Lang, du comité du Groupe pour une Suisse sans armée (GsSA), a rappelé qu'en 2010, le gouvernement avait notamment avancé cet argument en annonçant le report de l'achat de nouveaux avions de combat, avant que le Parlement exige une acquisition rapide.

Loi combattue

Les opposants au Gripen ne peuvent pas s'attaquer à l'achat lui-même. Leur référendum combat donc la loi instituant le fonds de financement de l'acquisition, qui sera alimenté via une ponction moyenne de 300 millions de francs chaque année pendant dix ans dans le budget de l'armée.

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