Le réseau social moyen en Suisse est de 19 personnes

L'€™intégration sociale est un facteur central de bien-être, de santé physique et psychique ainsi que d'€™espérance de vie. En Suisse, le réseau social moyen réunit 19 personnes, chiffre jugé bon, selon une étude de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan) publiée mardi.

Les ressources sociales ont un effet marqué sur la mortalité et l'espérance de vie, de même que sur les risques de tomber malade, les chances de guérison et la durée nécessaire à la guérison. Une bonne intégration et un bon soutien social font baisser notamment les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer ou d'infections, écrit l'Obsan.

Si en moyenne le réseau social est jugé bon, l'étude souligne qu'il diminue fortement avec l'âge, en particulier chez les femmes. Parmi celles de 75 ans et plus, 63% vivent seules et n'ont pas de partenaire vivant séparément. Cette part est de 16% chez les hommes.

En outre, la taille du réseau ne dit rien de la qualité des relations. Les hommes de 15 à 24 ans se distinguent par leur réseau social particulièrement étendu, qui a encore nettement progressé ces dix dernières années. Néanmoins, ils bénéficient de bien moins de soutien pratique et émotionnel que les hommes plus âgés et que les jeunes femmes, note l'étude.

Médias sociaux

Quant aux médias sociaux, les chercheurs soulignent qu'il est plus facile de se faire des "amis" sur Internet, mais que les amitiés développées de cette façon sont moins susceptibles d'apporter un réel soutien que les amis présents dans l'entourage direct.

Malgré cela, "il n'a pas pu être observé une tendance générale et croissante à l'individualisation et à l'isolement en lien avec l'utilisation des réseaux sociaux en ligne". Rien n'indique que la population suisse dans son ensemble suivrait une tendance négative en ce qui concerne ses ressources sociales.

Au contraire, certaines dimensions des ressources sociales se sont légèrement améliorées ces dix à quinze dernières années, selon ces travaux. Ainsi, 95,7% des femmes et 94,1% des hommes disent avoir au moins une relation de confiance avec une personne de leur entourage. Et 71% de la population disposent même de plusieurs personnes de confiance.

Cependant, outre les femmes âgées et les jeunes hommes vivant seuls, d'autres groupes de populations restent vulnérables. Ce sont par exemple les personnes à bas niveau de formation et à bas revenu, les immigrés de faible statut socio-économique, les parents seuls avec enfants et les personnes souffrant ou ayant souffert de troubles psychiques.

/ATS


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