Les pêcheurs dénoncent les éclusées des centrales hydroélectriques

Les éclusées auxquelles recourent les centrales hydroélectriques pour augmenter leurs profits représentent de véritables "tsunamis" pour la faune des cours d'eau. Les pêcheurs exigent que les cantons contraignent les exploitants à assainir rapidement leurs installations, comme l'exige la loi.

Avec leur gestion par éclusées, plus de 100 centrales imposent un stress quotidien sur plus de 100 cours d'eau, a déploré jeudi devant la presse à Berne Roland Seiler, président de la Fédération suisse de pêche (FSP). Ce système entraîne des variations artificielles des débits d'eau afin d'augmenter le rendement.

Mais les éclusées nuisent à l'environnement aquatique, soulignent les pêcheurs. Durant la phase de hautes eaux, les micro-organismes sont emportés vers l'aval de manière incontrôlée. Lors de la phase de basses eaux, les poissons en particulier n'ont plus assez d'eau et s'échouent.

"Cela signifie un stress quotidien pour les poissons qui ne peuvent plus se nourrir et se développer, ce qui mène à des cours d'eau sans vie", souligne Charles Kull, vice-président de la FSP. Les éclusées sont un vrai problème pour toute la faune en aval des centrales hydroélectriques.

Plan d'assainissement en 2014 encore

Or la nouvelle loi sur la protection des eaux oblige les opérateurs des centrales à assainir les gestions par éclusées dans un délai de 20 ans. Les cantons doivent présenter à fin 2014 à la Confédération leur planification de ces assainissements.

La FSP exige que les cantons respectent ce délai. "Nous craignons que certains traînent les pieds, comme pour l'assainissement des débits résiduels", selon M. Seiler. Ces nouvelles contraintes ont des enjeux financiers puisque les centrales perdront des revenus. Mais les cantons doivent montrer leur détermination, estime la FSP.

/ATS


Actualisé le