Plainte pénale après les débordements de "Tanz dich frei" à Berne

Les débordements qui ont émaillé la manifestation "Tanz dich frei" dans la nuit de samedi à dimanche à Berne ont continué à susciter des réactions lundi. La Confédération a déposé une plainte pénale contre inconnu en raison des déprédations sur ses bâtiments. Quant aux autorités municipales, elles ont appelé la population à leur fournir des photos et des vidéos des scènes de violence.

Les casseurs ont barbouillé de graffitis les murs de certains bâtiments et ont brisé les vitres à l'aide de pavés, écrit l'Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL), chargé de l'exploitation et de l'entretien des bâtiments de la Confédération. Ils ont aussi détérioré certaines façades en molasse de l'aile ouest du Palais fédéral, siège de la Chancellerie ainsi que des Département des affaires étrangères et de justice et police.

L'OFCL a donc déposé plainte contre inconnu. L'aile ouest du Palais fédéral et le "Bernerhof", qui abrite le Département fédéral des finances, sont les plus touchés. Les travaux de nettoyage et de réparation sont en cours.

Centaines de milliers de francs

Les autorités municipales ont mis en place une ligne téléphonique pour permettre aux personnes lésées de signaler des dégâts commis à leur patrimoine. Selon une première estimation, les dommages se chiffrent en centaines de milliers de francs.

La police et les autorités ont appelé la population à leur fournir des images des débordements pour identifier les fauteurs de troubles. Les participants pacifiques à la manifestation non autorisée ne seront en principe pas poursuivis par la justice.

Selon la police, un groupe d'environ 70 personnes en tête du cortège qui a rassemblé 10'000 participants est responsable des violences qui ont fait 50 blessés, dont vingt policiers. La majorité des 61 personnes arrêtées lors des débordements sont domiciliées dans le canton de Berne. Tous les casseurs présumés ont été remis en liberté, a annoncé la police cantonale.

Pas prévisible

Personne n'avait imaginé que de telles violences étaient possibles, a déclaré le directeur cantonal de justice et police Hans-Jürg Käser (PLR). Le conseiller d'Etat a défendu l'action de la police, qui a accompli ses tâches "de manière réactive tout en gardant le sens de la mesure".

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